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lundi 23 août 2010

Rappel

Je suis toujours interloquée, lorsque je suis dans la Nature avec Le Grand, d’entendre les Deux-Pattes des autres Comme-Moi passer leur temps à les rappeler (ou du moins à tenter de) ... et en plus en émettant des sons de plus en plus forts !

Avec Le Grand, c’est très simple : quand nous travaillons les ordres, c’est lui le leader ;  dans la maison, c’est lui le leader, quand j’ai le lien pour me promener dehors, c’est encore et toujours lui le leader.

MAIS (et c’est un grand MAIS), quand nous sommes dans la Nature et que je suis sans le lien, Le Grand me laisse faire pratiquement TOUT ce que je veux !

Il m’interdit uniquement de manger ce que je trouve par terre (et encore, il échange ce que j’ai trouvé contre une friandise ou une balle) et il me stoppe quand je veux aller à l’endroit où il y a des Boîtes-qui-Bougent.
Je suppose qu'il a ses raisons, alors même si cela me frustre un peu, je fais comme si ...

Mais à part cela, il me laisse creuser, courir après les Qui-Monte, suivre les pistes, m’enfoncer dans les branchages, jouer avec les autres Comme-Moi, aboyer tout mon saoul, et même … me rouler dans le Sent-Bon !

Mieux et même étonnant de la part d'un Deux-Pattes : quand je me mets à l’arrêt devant une proie, il s’arrête aussi, ne fait plus aucun bruit ni mouvement, comme s’il ne voulait pas me déranger !

Dans la Nature, il ne me rappelle même pas et n’émet presque jamais de sons pour moi : je suis libre !
Parfois même c’est moi qui doit revenir vers lui pour solliciter un geste parce que je me demande s’il ne m’a pas oubliée … :-(

Les autres Deux-Pattes des Comme-Moi, je les entends dire « Viens » à tout bout de champ, et souvent de plus en plus fort (donc en s'énervant), ce qui fait que, bien évidemment, leurs Comme-Moi ne viennent pas : d’une part ils aimeraient bien profiter de la Nature (enfin !) et d’autre part qui donc aurait envie de revenir vers un Deux-Pattes qui émet des sons si forts, presque menaçants ???

Maintenant que j’y pense, Le Grand ne m’a jamais vraiment "appris" à revenir vers lui. C'est étrange ...
Il fait parfois le son « Viens », mais il le fait toujours tout doucement, et moi je l’entend parfaitement car, je l’ai déjà constaté, j’entends bien mieux que les Deux-Pattes.

Si nous sommes un peu trop éloignés l'un de l'autre, il tape entre ses deux pattes avant : le son porte loin, je l'entends, je regarde Le Grand, il me regarde ... et je viens.

À vrai dire, quand Le Grand me parle fort (ce qui est rare, donc), je sens de la tension et même parfois de la peur dans le son qu'il émet.
Alors je m'arrête : si Le Grand a peur, c'est qu'il a une bonne raison. Je lui fais confiance.

Près du Grand, je me sens bien. En sécurité. Protégée. AIMÉE.

Alors quand il fait doucement le son « Viens » ou qu'il tape dans les pattes avant, je viens.
Pas vraiment parce qu'il m'a appelée,
mais parce que j’en ai envie.

Léchouilles,
Danaé

jeudi 12 août 2010

Les Grandes-Bosses

Après le Grand -Liquide, Le Grand et moi, nous avons été voir les Grandes-Bosses.

Nous sommes entrés dans la Boîte-qui-bouge et cela a été long ... heureusement que j’ai dormi, hi hi !
Quand je me suis réveillée, ce que je respirais était différent : pas désagréable, mais différent.
Un peu moins « épais », un peu plus « léger ».
Les senteurs étaient aussi un peu plus « piquantes » ...

Bref, nous nous sommes retrouvés dans un endroit tout à fait insolite : tout autour, il y avait les Grandes-Bosses, à perte d'odorat ... et c’était beau !
Quelque part un peu bizarre certes, mais surtout beau.

Cela m’a laissée un peu interloquée, car je n’avais jamais vu ce genre de chose.

Je sais que je ne vois pas très bien ce qui est éloigné ni surtout ce qui ne bouge pas, mais là, je distinguais quand même suffisamment les Grandes-Bosses pour dire que c’était impressionnant.

On aurait dit que le sol n’arrivait pas à rester droit : un coup il montait, un coup il descendait, comme s’il n’arrivait pas à faire un choix !

Étrange en vérité, mais bon ... avec Le Grand, je commence à m’habituer à voir plein de choses que je ne comprends pas forcément.
Et puis comme j’adore cela, honnêtement je ne me pose pas de questions et j’en profite pour flairer tout ce que je ne connais pas, c’est génial !!!

Nous avons passé plusieurs cycles de lumière dans cet endroit.

Pendant cette période, j’ai été BEAUCOUP marcher dans les Grandes Bosses avec Le Grand : c’était absolument génial !
Fatiguant tout de même car souvent il fallait monter, puis descendre, puis monter à nouveau, puis redescendre, etc.
Bizarre mais comme cela m’a permis de découvrir et surtout sentir tout plein de nouvelles choses, j’étais comblée !

J’ai senti des odeurs que je ne connaissais absolument pas : des êtres qui vivaient sous le sol en émettant des bruits très aigus, d’autres très gros qui avaient des pattes terminées par une seule griffe très lourde et qui mangeaient ce qui est planté dans le sol (ils étaient bizarres !), etc.

Un vrai régal pour qui veut avoir de nouvelles sensations !

Quand il commençait à faire sombre, nous dormions dans un foyer étranger (je sentais plein de Deux-Pattes qui y étaient passés avant nous) où, au début, j’étais peu rassurée.

Heureusement, Le Grand avait emmené mon panier, mes jouets, et la même nourriture que celle que je mange d’habitude : cela a grandement contribué à m’apaiser.

Et puis nous sommes remontés dans la Boîte-qui-Bouge, cela a de nouveau été long et nous nous sommes retrouvés dans notre vrai foyer.

J’ai couru partout pour bien vérifier que toutes les odeurs que j’avais laissées étaient bien là !
C’était bien le cas ! Ouf !

Léchouilles,
Danaé

mardi 22 juin 2010

Le Beaucoup-Comme-Moi

Incroyable !

Alors que j'étais dans la Nature avec Le Grand, nous avons rencontré un Comme-Moi qui était un ... Beaucoup-Comme-Moi.

Cela va vous paraître étrange, bien entendu, et moi-même je ne sais pas trop comment l'exprimer, alors je préfère vous laisser découvrir ce que je veux dire en images.

Léchouilles,
Danaé

 

lundi 31 mai 2010

Le Presque-Comme-Moi

Aujourd'hui je voudrais vous parler de quelque chose qui m'a un peu effrayée : il s'agit d'un Presque-Comme-Moi qui est venu tout près du foyer, alors que la lumière commençait à baisser.

Il est venu si près que Le Grand l'a vu à travers le truc froid et transparent qui permet de voir dehors.
Il s'est alors levé, il a pris des friandises (les miennes ! Sur le moment j'ai cru que c'était pour moi, mais finalement non ...) et la drôle de boîte dont il sort parfois des éclairs et ... il est sorti, en faisant très attention de ne pas faire de bruit, je l'ai bien vu.

Comme je suis curieuse, j'ai été voir ce qui se passait, mais je n'ai pas eu le droit de sortir, j'étais très frustrée.
Peu importe cependant, car j'ai alors vu le Presque-Comme-Moi : il n'était pas loin et Le Grand s'en approchait doucement, en se baissant comme il le fait avec des Comme-Moi qu'il ne connaît pas.
Tout en s'approchant, il jetait des friandises (les miennes !!!) devant lui, vers le Presque-Comme-Moi.

Ce dernier s'est approché tout doucement et a commencé à manger (évidemment, tu parles, MES friandises !!!).
Je voyais bien qu'il était apeuré, mais il mangeait quand même.
Le Grand ne bougeait pas du tout, sauf pour, très lentement, envoyer d'autres friandises.

Ils sont restés assez longtemps face-à-face.

Ensuite le Presque-Comme-Moi est partie dans la nature et on ne l'a plus revu.

Quand il a fait de nouveau clair, après avoir dormi, Le Grand et moi nous sommes passés au même endroit.
J'ai longuement senti le sol.
Ça sentait fort, une odeur un peu comme la mienne, mais en plus âcre, en plus "sauvage".
C'était drôle : la première fois que je sentais un Comme-Moi qui n'en était pas vraiment un.
Une sacrée expérience !

Danaé

dimanche 16 mai 2010

Les Fous

Aujourd'hui, on a fait les Fous, Le Grand et moi !!!

On a joué comme ... des Fous !

Il y avait longtemps que je n'avais pas rigolé comme ça ... enfin, rigoler, c'est un terme de Deux-Pattes, mais vous m'aurez comprise ;-)

Je ne sais pas ce qui lui a pris : il était tranquillement assis dans le foyer et puis à un moment donné il s'est levé et il a été dehors, dans la toute petite Nature qui touche le foyer.

Il m'a regardé d'un drôle d'air ... et puis il a commencé à faire des postures de jeu, en tapant par terre avec ses pattes avant et avec le derrière en l'air, comme moi je fais souvent !

J'ai tout de suite compris et je me suis jeté sur lui pour jouer !!!

On s'est roulés par terre, on s'est grogné dessus, on a tapé sur le sol avec nos pattes avant, on s'est sauté l'un sur l'autre : un délire de tous les Diables !!!

À chaque fois que je me jetais sur lui, Le Grand esquivait et me prenait au corps pour me rouler par terre ; à chaque fois qu'il essayait de m'attraper, c'est moi qui esquivais, faisais le tour et me jetais sur lui !

Du grand délire !!!

Après, il s'est relevé et a commencé à tourner autour de moi ... moi aussi je me suis mise à tourner autour de lui, et on s'est regardé tous les deux.

Puis il s'est jeté par terre en essayant d'attraper mes pattes avant : j'ai réussi à esquiver, mais mine de rien, il est rapide pour un animal aussi grand !

J'ai alors pu le contourner et ... lui passer entre les pattes arrières, celles sur lesquelles il tient debout (les Deux-Pattes n'ont toujours pas compris qu'avec quatre pattes, l'équilibre est bien plus sûr :-) )

Pour finir, il a quand même eu le dessus : il m'a coincée sur le dos et s'est mis à me gratouiller le dessous !

J'adore ça, c'est vrai, mais comme j'étais complètement dans le jeu, j'ai essayé de me sauver ... et j'ai réussi, hi hi !

C'était vraiment génial, on a rigolé longtemps, tous les deux :-)

J'espère que vos Deux-Pattes jouent avec vous aussi, c'est trop bien !

Léchouilles,

Danaé

lundi 10 mai 2010

Courir !

J’aime courir.
Non, d’ailleurs : j’ADORE courir !!!

Je sens quelque chose qui glisse sur l'extérieur de mon corps, je sens le sol qui défile sous mes pattes, j'entends ma respiration, je sens mes muscles qui bougent et qui en demandent encore. C'est génial de courir !

Je crois bien que je ne pourrais pas vraiment vivre tellement je serais malheureuse si je ne pouvais pas courir.

Je ne sais pas compter, mais je sais que Le Grand me laisse courir plusieurs fois à chaque période où il fait clair dehors : nous allons dans la petite nature pas loin du foyer et il enlève le lien.
Alors, il me lance la Balle et je la lui rapporte ; alors il la lance encore et encore, jusqu’à ce que ... je sente quelque chose qui me fait arrêter le jeu, hi hi !

Une fois de temps en temps nous allons dans un endroit où il y a beaucoup d’autres Comme-Moi sans le lien, et aussi parfois nous allons dans la Grande Nature.

Il n’y a pas longtemps, nous y avons été : Le Grand et d’autres Deux-Pattes ont marché longtemps.

Moi, j’étais folle de joie, j’ai couru et couru et couru à leurs côtés !
Il y avait de très grands espaces avec plein d’odeurs que je ne connaissais pas.
Il y avait aussi des Vivants qui volaient, un peu comme les Qui-Monte mais en beaucoup plus petit et avec des couleurs bizarres : j’ai réussi à en manger un en plein vol ... bof, ce n’était pas terrible !

La dernière fois que nous avons été dans la Grande Nature, à un moment je me suis beaucoup éloignée car j’avais vu quelque chose bouger dans un grand espace.
Mais je me suis TROP éloignée !
J’étais tout à mon instinct et je n’entendais rien puis, quand j’ai entendu de nouveau, Le Grand me criait de revenir.

J’avais la très nette impression qu’il était inquiet.
Je suis revenue aussi vite que possible, car je n'aime pas quand il est inquiet, et ... il m’a caressée.

C’est ça que j’aime bien avec Le Grand : à chaque fois que je reviens, qu’il ait été inquiet ou pas, que j’aie été loin ou pas, que j’aie obéi rapidement ou pas, j’ai toujours une caresse.
Je ne me rappelle pas d’une seule fois où il aurait oublié : c’est bien ! J’ai toujours envie de revenir !

Mais j’ai bien l’impression qu’il y a certains Comme-Moi qui sont toujours avec le lien : nous en avons encore rencontré un tout à l’heure.
Il voulait bien jouer avec moi, il faisait les signes d'appel au jeu et tout et tout, mais son Deux-Pattes n’a pas enlevé le lien, alors ça a été impossible de vraiment s’amuser !

Je crois que les Comme-Moi qui ne peuvent pas courir, au moins une fois de temps en temps, sont malheureux ... :-(

Danaé

lundi 3 mai 2010

Dolly s'est fait mal

La dernière fois que j'ai été dans la Nature avec Le Grand, nous avons rencontré ma copine Dolly.

Dolly, j'avais déjà joué avec elle : on s'entend super-bien !

Elle est beaucoup plus petite que moi alors je prends bien garde à ne pas la blesser en jouant : je lui saute par-dessus et ça rajoute de la dynamique au jeu ;-)
Mais, aussi petite soit-elle, elle a une énergie du tonnerre et, malgré ses petites pattes, elle court aussi vite que moi !

En plus, Dolly, elle a de la chance : elle a DEUX Deux-Pattes !
Je ne savais pas que c'était possible !
Elle doit avoir deux fois plus de caresses ... je me demande si elle a aussi deux fois plus de nourriture ?

Enfin bon, toujours est-il que, avec Dolly, nous nous sommes beaucoup amusées et que nous avons beaucoup couru.
Nous nous sommes aussi roulées dans du Sent-Bon ... enfin, surtout Dolly, et je crois bien que ses Deux-Pattes n'étaient pas très contentes car elles ont tout de suite voulu la nettoyer.

Je ne comprends pas pourquoi : si on se roule dans du Sent-Bon, c'est pour garder l'odeur sur nous, non ?
Ils sont bizarres les Deux-Pattes ... d'un autre côté, maintenant que j'y pense, je n'en ai jamais vu un seul se rouler dans le Sent-Bon comme les Comme-Moi ...! Hum !

Et puis, à un moment donné, Dolly a eu mal aux pattes avant.
Je l'ai bien vu : elle a commencé à aller moins vite et à essayer de ne plus toucher par terre.
Elle ne s'est pas plainte : les Comme-Nous ne se plaignent jamais !
Mais je voyais bien qu'elle avait mal :-(

Quand ils s'en sont aperçu, ses Deux-Pattes et Le Grand ont émis des odeurs fortes ; je crois qu'ils étaient inquiets.
Nous sommes ensuite retournés dans la Boîte-qui-Bouge et nous sommes rentrés au foyer.
Et là, surprise ! Dolly et ses deux Deux-Pattes sont aussi arrivées dans une autre Boîte-qui-Bouge !

Ensuite tous les Deux-Pattes ont pris Dolly, l'ont nettoyée puis lui ont mis sur les pattes avant un drôle de liquide sombre qui sent drôle et ... une peau de plus sur les pattes avant !

Je savais que les Deux-Pattes mettent sur eux des peaux (qu'ils changent d'ailleurs régulièrement, je n'ai jamais compris pourquoi), mais je n'avais jamais vu une Comme-Moi avec des peaux comme cela, et surtout pas uniquement sur les pattes avant.
C'était bizarre !

Je crois que c'étaient des peaux pour la protéger, afin de ne pas avoir trop mal en posant ses pattes par terre ...

J'espère que Dolly va bientôt ne plus avoir mal car je voudrais jouer encore avec elle dès que possible.

Léchouille à Dolly.
Reviens vite !!!

Danaé

samedi 24 avril 2010

Mon copain Eddy

Mon copain Eddy, c’est un vrai copainvrai copain !

Je l’ai rencontré il y a quelque temps, quand j’étais en Nature avec Le Grand.

Eddy m’a tout de suite plu ... ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi, c’est tout  ;-)

Nous nous sommes présentés, nous nous sommes sentis, nous nous sommes mutuellement laissés apoprochés et ... nous sommes partis tous les deux dans un délire de jeux comme je n’en avais que peu connus, hi hi !

Je l’ai ensuite ressenti plusieurs fois : à chaque fois nous repartons dans le même jeu, dans le même bonheur simple de jouer ensemble, sans entraves, sans problèmes et sans arrière-pensées.

Le Grand nous regarde, un peu ému d’après ce que je sens de lui ... il aime bien quand je joue, il sait que c’est indispensable à mon bon équilibre, que j’en ai besoin, que je ne serais très malheureuse sans cela.
J’aime bien quand Le Grand me regarde jouer : il ne sait pas que je sais qu’il me regarde, mais je le sais, alors des fois j’en fait un peu plus que nécessaire, hi hi !

Il me laisse aussi sentir toutes les parties des autres Comme-Moi, sans jamais me gronder : c’est important pour pouvoir communiquer !
Ce n’est cependant pas le cas de beaucoup d’autres Deux-Pattes qui grondent leur Comme-Moi dès qu’ils vont sentir un copain.
Je n’ai jamais compris pourquoi : cela doit être TRÈS frustrant de ne pas pouvoir faire connaissance.
On s’approche, on se sent, surtout derrière parce que c’est là que la plus grande partie des informations se trouvent, et puis après c’est bon, on se connaît !

Alors, si on ne peut pas se sentir, à quoi ça sert de nous laisser nous rencontrer ?

Enfin bon, toujours est-il qu’avec mon copain Eddy, on s’amusent comme des fous : il me saute dessus, je lui saute dessus ; il me court après, je lui cours après ; il me grogne dessus, je lui grogne dessus ... et nous partons tous les deux comme des Qui-Monte qui auraient peur, droit devant et de toute la force de nos muscles, simplement pour jouer, nous détendre et sentir nos corps qui sont en mouvement et se repaissent de la liberté d’être simplement nous.

C’est extra !!!

Eddy, c’est mon copain.
Je joue avec lui.

C’est très différent d’avec Le Grand.
Lui, c’est mon ami.
Je le protège et il me protège.

C’est bien, la vie :-)
Moi, en tout cas, j’aime la mienne !

Danaé

mercredi 14 avril 2010

Les Câlins

Les câlins !

Qu’est-ce que j’aime ça !

Souvent, j’en demande, mais il est quand même assez rare que j’en obtienne du premier coup, ça, malheureusement, je dois bien l’avouer ...

Cependant, Le Grand n’est en général pas avare de câlins et c’est une bonne chose : non seulement ce sont pour moi des moments intenses en terme de volupté, pendant lesquels je me fais caresser et gratouiller (oui, je sais, je suis une opportuniste, mais qui chez les Comme-Moi ne l’est pas, je vous le demande bien !?!), mais ce sont également des moments pendant lesquels je suis en contact direct avec Le Grand, où je peux coller le maximum de mon corps contre le sien, où je sens sa chaleur et son odeur, bref où je suis totalement apaisée.

C’est important, c’est primordial !

Les câlins « de passage », ce sont les petites caresses ; c’est une chose sympathique mais c’est parfois assez frustrant ...

Par contre, les « vrais » câlins, c’est quand Le Grand plie ses jambes dans le drôle de sens pour s’asseoir ou bien même ... s’allonge  ;-)

Alors là, en général, je sais que je vais avoir droit à un câlin de tous les Diables, je ne vous dis que ça !!!

En général il prend son temps et même souvent il ne me regarde pas.
Je me demande bien s’il le fait exprès ... je pense que oui ...

Toujours est-il que, dès que je le vois faire ce genre de chose, je vais vers lui et j’attends, stoïquement assise, qu’il veuille bien me donner la permission de venir.
C’est parfois un peu long, mais ça ne rate jamais, hi hi  ;-)

Alors je monte tout doucement (si je monte trop vite, il fait le son « Non ! » et je dois encore attendre, alors maintenant j’ai appris qu’il valait mieux être un peu patiente), je me love contre son corps et il fait des sons très doux.
Je ne sais évidemment pas ce qu’il veut exprimer, mais c’est doux, chantant, apaisant.
Je me sens bien.

Souvent, je m’endors rapidement ...

C’est bien, les câlins !

Danaé

vendredi 2 avril 2010

Mon panier

Mon panier, c’est chez moi.
C’est MON endroit à moi et rien qu’à moi.

Je l’aime beaucoup.

C’est là que je vais me reposer, que je dors, que j’attends que Le Grand me donne à manger et ... c’est aussi là que je vais quand je me fais gronder.

Mais ce n’est jamais bien grave, car quand je me fais disputer, je me mets en posture d’apaisement et, peu de temps après, Le Grand revient toujours vers moi pour désamorcer le conflit : il me caresse, fais un son gentil ou bien me rappelle à lui.

Du coup je sais qu’il a compris ma posture, que l’affaire est close et que nous n’y reviendrons plus.
Il est bien, Le Grand, pour ça : il ne me laisse jamais revenir toute seule sans vraiment savoir si j’ai le droit ou pas, c’est toujours lui qui termine une dispute.

Au moins, il comprend ce que je veux exprimer : c’est tellement important pour moi !!!

Quand je suis dans mon panier, personne ne vient me déranger.
De temps en temps, Le Grand me fait une caresse au passage, mais si je n’en ai pas envie (ou plutôt si je ne suis pas sûr de ce qu’il va faire parce qu’il s’est approché un peu vite par exemple), je détourne la tête en signe d’apaisement et ... il passe son chemin.
Ça aussi, c’est important : je peux être complètement tranquille dans mon panier si je le souhaite.

Mon panier est suffisamment grand pour que je puisse m’allonger à l’aise, mais aussi suffisamment petit pour que je m’y sente en sécurité.
Dedans, il y a un chose molle et douce qui me permet d’être allongée confortablement.
J’y ai aussi mes jouets, ceux qui sentent très fort mon odeur.
Parfois Le Grand les emmène pour me les rendre plus tard, avec beaucoup moins de mon odeur dessus, mais ce n’est pas grave car elle revient très vite ;-)

Mon panier, c’est un endroit où je suis en sécurité et où personne ne vient m’embêter.
Ça c’est bien !!!

Danaé

vendredi 26 mars 2010

Un Deux-Pattes extra !

Bonjour,

aujourd’hui j’étais en nature avec Le Grand, sans le lien, et j’ai rencontré un Deux-Pattes vraiment extra.

Je m’explique : nous étions donc en promenade et il n’y avait pratiquement rien en vue.
J’explorais tranquillement les alentours dans l’espoir de trouver quelque chose dans quoi me rouler ou une petite proie à pourchasser.

Du coin de l’oeil, j’ai repéré un Deux-Pattes qui courait.
Il était drôlement bizarre avec ses peaux de rechange qui lui collaient au corps mais c’est une autre histoire ...

Toujours est-il qu’il courait et que donc je l’ai immédiatement pris « en visuel » pour le surveiller.
Il est passé près de moi et m’a regardé en tendant une patte avant toute raide vers moi.

J’ai tout de suite aboyé, tout en me tenant à distance respectueuse : je voulais avertir Le Grand, resté un peu en arrière, qu’un être vivant suspect arrivait rapidement vers nous, ça fait partie de ce que je ne peux pas m’empêcher de faire.

Le Deux-Pattes qui courait (il était rigolo, d’ailleurs, à courir sur seulement ses deux pattes arrières, on aurait dit qu’il sautait sur place, c’en était presque ridicule ... et surtout totalement inefficace : rien ne remplace une bonne foulée à quatre pattes, bien allongée et près du sol pour bien tout sentir et ne pas se faire voir des Qui-Monte  ;-) ) a commencé à avoir un peu peur, je l’ai tout de suite senti.

Il est devenu plus rigide, il s’est arrêté de courir, ses pupilles se sont un peu dilatées, il a eu un mouvement de recul et surtout il SENTAIT un peu la peur.

J’ai aboyé plus fort : quand un être vivant a peur, cela me fait aussi peur car je ne sais jamais comment il pourrait réagir, alors j’avertis, j'alerte, je communique que quelque chose que je ne comprends pas est en train d'arriver ... et je fais en même temps comprendre que je ne me laisserais pas faire en cas de problème !!!

Et là, j’ai vu pour la première fois qu’un Deux-Pattes peut aussi, parfois, être extra : au lieu de lever les pattes avant ou de faire des sons ou encore d’essayer de se sauver (ce qui n’aurait pas manquer de déclencher en moi encore plus d’aboiements, évidemment), il s’est ... accroupi !

C’était très étrange, mais il a plié ses pattes arrières dans le drôle de sens et il a fait descendre son corps presque au niveau du mien.
Dans le même temps, il m’a montré ses pattes avant : j’aime bien voir les deux pattes avant, sinon je ne suis pas tranquille.
Il ne faisait aucun son, il me laissait juste prendre connaissance de la situation.
Une première !

Puis il s’est aussi tourné de côté et m’a montré son flanc, en signe d’apaisement.
Une autre première, bien plus grande encore !

J’ai tout de suite arrêté d’aboyer et j’ai été le sentir.
Il n’a pas bougé et m’a présenté une patte très doucement, toujours en silence.
J’ai été renifler avec beaucoup d’application cette patte et pu constater qu’elle sentait moins la peur : juste une petite crispation mais c’était tout ...

Ensuite Le Grand est arrivé.
Il était serein. Cela aussi a contribué à m'apaiser.
Il a fait des sons avec le Deux-Pattes accroupi et j’ai tout de suite senti que la situation se détendait encore plus.
J’ai été immédiatement complètement rassurée !

Juste avant de partir, le Deux-Pattes qui courait a mis une patte avant dans celle du Grand.
J’ai souvent vu faire cela chez les Deux-Pattes, je crois que c’est un rituel chez eux, qu’ils utilisent quand ils se rencontrent mais aussi quand ils se séparent : un peu comme quand on se renifle ou que l'on se lèche, quoi ...

Finalement ...
Le Deux-Pattes qui courait, je crois bien que c’est MOI qui lui avait fait peur.
Mais au lieu de faire n’importe quoi, il est resté calme et a fait un signal d’apaisement fort, tout en me laissant le sentir !

Ça m’a fait beaucoup de bien de constater que, pour une fois, un Deux-Pattes que je ne connaissais pas et auquel j’avais -bien involontairement- fait peur, avait su réagir avec respect et application des codes basiques de communication.
Vraiment extra ! ;-)

J’espère que je le rencontrerai à nouveau ... mais là pas question d’aboyer, j’irai directement courir près de lui pour lui montrer les Qui-Monte que l’on peut (essayer d’) attraper.

Danaé

jeudi 18 mars 2010

APDT

Ces derniers jours, j’ai bien vu que Le Grand était un peu stressé.

Il a passé beaucoup de temps sur la petite boîte qu’il utilise en tapant dessus avec les doigts des pattes avant.
C’est étrange : une petite boîte toute plate avec des petits carrés dessus et il tape sur les carrés, mais jamais les mêmes. Ça ne semble donc pas être un jeu mais quelque chose de sérieux ...
Devant cette boîte plate il y a une autre boîte éclairée et il la regarde souvent en étant concentré ; je le sens à son attitude et à son odeur.

Encore un mystère de Deux-Pattes !

Toujours est-il que Le Grand, comme j’avais commencé à le dire, a dernièrement passé beaucoup de temps sur cet engin, même après que la lumière du dehors soit partie.

Je sais aussi que parfois il s’est énervé ; je crois qu’il n’arrivait pas à faire quelque chose avec les boîtes.
Sa compagne femelle est venue le voir souvent et ils ont fait beaucoup de sons ensemble. Je crois qu’elle l’aidait quand il était énervé.

Enfin bon, c’est fini et il est désormais plus serein.
Je crois bien qu’il voulait finir quelque chose et que, maintenant que c’est fait, il se sent mieux.

Moi, je ne comprends pas tout ce qu’il fait, évidemment (mais lui non plus, ne comprend pas tout ce que je fais, Hi hi ! Qui a déjà vu un Deux-Pattes se rouler dans un Qui-Monte pourri ?), mais je sais que ce qu’il a fait, le résultat de tout ce temps passé, se trouve dans un nouvel article qu’il a intitulé Communiqué de l’APDT.

Léchouille à tout le monde,
Danaé

lundi 15 mars 2010

Nature

NatureBonjour à tout le monde !

alors aujourd'hui j’ai bien envie de vous parler de quand je suis dans la Nature.

J’y vais souvent avec Le Grand, très souvent même : j’y vais quand il commence a y avoir de la lumière et puis quand il commence à faire sombre, entre chaque moment de long sommeil.

Parfois, pendant la sortie de quand il commence à faire clair, je sens bien que Le Grand est un peu stressé, il voudrait aller un peu vite ... mais je n’ai pas à me plaindre, il ne manque jamais une sortie !
C’est important pour moi, à ce moment-là, après avoir bien dormi, de me retrouver en nature ; de plus c’est le moment où souvent les Qui-Monte sont les plus nombreux !

Ces sorties-là ne sont pas loin du foyer alors on y va à pattes et, comme la nature est très proche, je suis rapidement libérée du lien et je peux courir tout mon saoul ... et éliminer aussi ;-)
Des fois, ça presse !

De temps en temps, nous allons en nature plus longtemps : ce sont les moments où Le Grand est au foyer pendant toute la durée entre le début et la fin de la lumière.
Alors, nous n’allons pas dans la même nature, mais dans une autre qui est plus grande, plus intéressante, avec plus d’odeurs et surtout plus de petites proies un peu partout.

Pour y aller, nous prenons la Boîte-qui-bouge ... j’aime assez, maintenant que je m’y suis habituée et que donc je n’en ai plus (trop) peur ; elle sent toujours aussi bizarre, cette Boîte, et j’y respire toujours aussi mal, mais bon, comme je sais que quand elle va s'arrêter je vais pouvoir courir, je prends mon mal en patience !

La Boîte-qui-bouge finit donc par s’arrêter et Le Grand ouvre la chose qui permet de sortir (celle qui fait du bruit désagréable quand il la referme) : c’est alors un enchantement des sens !!!
Il y a énormément d’odeurs, de bruits, de mouvements que je peux percevoir !
Cela vient de la terre, de Comme-Moi, de Deux-Pattes, de Qui-Monte, de choses qui pourrissent, de proies, bref de tout plein de choses que j’ai toutes envie d’explorer ;-)

J’adoooooore !!!

Et je peux même m’éloigner un peu sans me faire rappeler !

Mais je me méfie quand même : plusieurs fois, alors que je croyais que Le Grand était juste derrière moi, il avait disparu.
Je ne vous parle pas de la panique !!!
Qui c’est qui va me donner à manger, me caresser, me donner du liquide à laper, s’il n’est plus là ???

Enfin bon, heureusement, je le retrouve assez vite : il est souvent derrière un gros bout de bois qui monte et on dirait qu’il ne fait rien ... je me demande parfois s’il n’a pas fait exprès de se cacher. Hum ...
Enfin, ce n’est pas grave, je l’ai retrouvé et tout va donc bien.
Mais par la suite, je garde un œil sur lui, on ne sait jamais ...

La sortie dans la Nature dure assez longtemps, en ce sens que j’ai le temps de me fatiguer puisqu’ensuite, souvent, je m’endors dans la Boîte-qui-bouge quand nous rentrons vers le foyer.

En arrivant au foyer, Le Grand me donne toujours une friandise : j’aime ce moment-là, c’est aussi pour cela que je ne suis pas contre rentrer, même si parfois je m’amuserais bien encore un peu ... je sais qu’en arrivant j’aurai mon petit cadeau, hi hi !

Ensuite je vais dans mon panier pour finir la sieste que j’ai commencée dans la Boîte-qui-bouge. Je m’endors presque aussitôt.
Je suis bien.

Danaé

vendredi 12 mars 2010

Fâchée ... plus fâchée

Aujourd'hui je suis fâchée.

Merci de respecter mon envie d'être seule, je ne dirai rien, absolument rien, je suis fâchée, na !

Ça arrive, non ...?

Voilà !

Danaé

jeudi 11 mars 2010

Le Grand-Liquide

Avec Le Grand, j’ai déjà plusieurs fois été voir le Grand-Liquide.

Pour y aller, je n’aime pas : il faut rester longtemps dans la Boîte-qui-bouge.
Ce n’est pas tellement que c’est désagréable car pendant ce temps-là je peux dormir, mais elle sent toujours aussi mauvais et, au bout d’un moment, je ne me sens pas très bien à l’intérieur.
Enfin bon, je suppose qu’il n’y a pas moyen de faire autrement … elle a l’air d’être loin du foyer.

Le Grand-Liquide.
C’est génial, c’est géant, c’est incroyable, c’est presque impossible à expliquer.

Le sol est très bizarre : la couleur n’est pas la même que dans la nature que je connais et mes pattes s’enfoncent dedans.
Quand je dois prendre un départ un peu rapide (parce qu’il y a des Qui-Monte par exemple), j’ai du mal à démarrer car mes pattes arrières dérapent ; du coup je prends du retard et cela m’agace.

Mais cette drôle de matière par terre n’est pas le plus étonnant.
Le plus étonnant, bien évidemment hormis les odeurs qui elles sont complètement AFFOLANTES, le plus étonnant donc, c’est le Grand-Liquide en lui-même.

Quand j’ai du liquide dans ma gamelle, je vois les bords, je vois où le liquide s’arrête.
Pareil si je vais boire dans une flaque laissée par les gouttes de liquide qui tombent d’en haut.
Mais là, on n’en voit pas la fin !
C’est surprenant et un peu effrayant aussi ...
On a beau regarder le plus loin possible, on voit bien que cela bouge un peu (j’aime mieux quand ça remue, même un tout petit peu, je vois mieux ainsi) mais on ne voit pas jusqu’où cela bouge : on dirait que les mouvements vont jusqu’à l’infini.
Perturbant au possible !
L’odeur du Grand-Liquide est elle aussi très étonnante.
D’ailleurs, j’ai essayé d’en boire et le goût est vraiment très différent. Pas réellement désagréable, mais différent.
Quand on en a bu, on a toujours aussi soif, si ce n’est pas plus !

Enfin, laissons cela puisque je ne peux pas l’expliquer.

Ce que je comprends bien par contre, ce sont toutes les proies qui sont très différentes.
Il y a des Qui-Monte, même s’ils sont un peu différents (et crient très désagréablement !) et ça je connais, mais il y en a beaucoup d’autres qui sont différentes, très différentes.
Leurs odeurs, leurs formes, leurs vies sont différentes.

J’en ai senti, de toutes petites, qui étaient enfermée dans des choses dures. Impossible de les manger ni même de voir à l’intérieur !
D’autres sont collées sur le dur et on ne peut pas les enlever.
D’autres encore sont à l’intérieur même du liquide (!).
Encore d’autres sont enfouies dans le drôle de sol pas très solide où je dérape.
C’est complètement dément !

Un jour, avec Le Grand, nous avons trouvé une grande proie morte, juste là où le Grand-Liquide s’arrête.
Elle était presque aussi grande que moi. Elle sentait drôle, mais bon aussi. J’ai eu envie d’y goûter.
J’ai donc voulu le faire (juste un peu) mais Le Grand m’en a empêché ... il faut dire qu’il a la manière  : quand il ne veut pas que je mange quelque chose, il me donne une friandise et il s’en va pour m’obliger à le suivre.
Et je suis persuadé qu’il pense que je suis dupe ! Hi hi hi !
Peu importe, moi, j’ai eu ma friandise !

Enfin voilà, le Grand-Liquide, je ne le comprends pas ... mais c’est génial.
Quand je suis près de lui, j’ai l’impression qu’à l’intérieur de moi ça se lave.
Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est plus propre après ...

Si d’autres Comme-Moi ont déjà été près du Grand-Liquide, j’aimerais bien avoir leur avis dessus : c’est quoi, exactement ???

Danaé

dimanche 7 mars 2010

Les Qui-Monte

Les Qui-Monte, je ne sais pas si je les aime ou non, mais ils m’agacent.

Vous savez, ce sont ces Vivants qui ne sont ni des Comme-Moi ni des Deux-Pattes et que l’on rencontre parfois quand on est en nature.

Ils sont très bizarres, ils ont des poils très grands, très larges, très légers pour leur taille.
Ils sentent bizarre aussi ... ils sentent la proie.

Je le sais car un jour j'ai trouvé un Qui-Monte mort et je l’ai pris dans ma gueule avant de le déchiqueter pour voir comment c’était fait dedans ... il faut dire aussi qu’outre ma curiosité bien naturelle, j’avais une envie absolument irrépressible de mordre dedans. Hum !
Le Grand était avec moi et il a pris la posture et émis les sons pour me l’enlever. Mais c’était MON Qui-Monte, c’était moi qui l’avais trouvé, hors de question qu’il se l’approprie !
J’ai donc grogné pour lui indiquer que je ne le laisserai pas prendre ce qui m’appartenait.
Il n’a pas insisté.
J’aime bien Le Grand : il ne comprend pas tout, c’est un Deux-Pattes et il est donc très étrange, mais au moins il comprend certaines choses, ce qui évite bien des soucis ...

Mais revenons à cette envie d’attraper les Qui-Monte : je ne me l’explique pas et parfois elle m’agace bien car je n’arrive pas du tout à la contrôler.
Je suis en nature et tout soudain je détecte un Qui-Monte à terre. Je me fige !!!
Je ne sais pas pourquoi je fais cela mais je le fais à chaque fois. Perturbant au possible.
Parfois même je suis en train de jouer avec un autre Comme-Moi et je suis tout dans le jeu mais si un Qui-Monte passe par là, j’arrête tout et je me fige.
Mine de rien, c’est franchement agaçant !

Ensuite, je m’approche du Qui-Monte (ou des Qui-Monte, d’ailleurs, car ils sont souvent en groupe), tout doucement, tout doucement ...
Dans mon corps je sens un grand calme mais en même temps une grande excitation.
C’est très contradictoire.
Le boum-boum régulier que j’entends tout le temps à l’intérieur de moi est plus fort, mais en même temps mon corps tout entier est figé, tous mes muscles sont tendus mais sans bouger, je suis en chasse, rien ne peut m’atteindre, rien ne peut me distraire.

Et puis, juste au moment où je sens que les Qui-Monte vont partir, je m’élance de toute la force et la vitesse de mes pattes, avec toute mon énergie dont je suis capable.
Mais je n’ai encore jamais réussi à en attraper un seul, c’est extrêmement frustrant !

Alors je me précipite à l’endroit où ils étaient et je flaire le sol pour retrouver leur odeur : pas de doute, ils étaient bien là et ils n’y sont plus.
Je sens beaucoup de choses d’eux. Je sens surtout qu’ils sont étrangers, qu’ils ne font pas partie d’une espèce amie. Ce sont des proies. Je dois les chasser.

Si j’en attrapais un (j’espère que cela arrivera un jour !), je ne sais pas si je le mangerais, mais je sais que je serais enfin comblée.
Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi que je suis faite, à l’intérieur de moi.

Le gros problème avec les Qui-Monte, c’est qu’ils ... montent, justement.
Monter ?
Hé bien, je ne sais pas exactement ce que c’est  ; je sais seulement qu’ils arrivent à fuir VERS LE HAUT, donc en MONTANT !
Je parie que vous n’allez pas me croire mais je vous assure que c’est vrai !

Un Comme-Moi ou un Deux-Pattes, il part de là où il est sur ses pattes (seulement deux pour les Deux-Pattes, au risque de tomber, hi hi, qu’ils sont bêtes, ceux-là), mais les Qui-Monte ils partent de là où ils sont vers le haut, en montant, comme si, comme si ... je ne sais pas.
C’est vraiment étrange et surtout très frustrant car moi je ne sais pas monter comme eux, donc je n’arrive pas à les poursuivre.

Heureusement, dans ces cas-là, Le Grand est avec moi et, quand je reviens vers lui, il me touche et fait des sons apaisants.
Cela me calme. Pas tout de suite car le boum-boum continue fort encore un peu, mais je me calme quand même ...

Bon, refermons cette chronique, je ne sais pas vraiment en dire plus sur les Qui-Monte car je ne les comprends pas et surtout je ne comprends pas ce qu’ils sont ni comment ils font pour partir vers le haut.

Mais qu’est-ce qu’ils m’agacent !!!

Danaé

jeudi 25 février 2010

La Boîte-qui-bouge

Bonjour,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une chose que je trouve absolument gé-nia-leeeuuuhhh : la Boîte-qui-bouge.

C’est une grande Boîte, plus grande que moi, sûrement même plus grande que Le Grand, et que l’on ne peut pas prendre dans sa gueule, donc sur le principe sur laquelle on n’a pas forcément envie de s’attarder ...

Sauf que ... elle est géniale, car elle bouge !

Si, si, je vous le dis : on entre dedans par des endroits qui vous laissent passer et qui font ensuite du bruit quand ils ne vous laissent plus passer.
Cela fait un peu (beaucoup ?) peur ... surtout au début !
Oui, je sais, ce n’est pas très clair ...
Enfin bon, ensuite on est DANS la Boîte ! Bizarre ! Rigolo !

Et puis ... la Boîte-qui-bouge commence à faire du bruit.
Un bruit pas très agréable, et elle se met aussi à trembler : une nouvelle fois, ça fait un peu peur.
Le bruit est un peu comme un grognement, mais ce n’est pas l’important : l’important, c’est qu’elle se met à BOUGER !
C’est incroyable, vraiment !

Au début, je croyais que c’était la nature autour de moi qui bougeait, mais avec le temps j’ai compris que ce n’était pas ça, car quand je peux passer ma gueule par une petite ouverture qui s’ouvre de temps en temps, je sens sur ma gueule que quelque chose se déplace !!!
Et comme ce n’est pas moi qui me déplace (je suis assise dans la boîte-qui-bouge), alors c’est forcément la Boîte elle-même qui bouge, non ?
Enfin bon, c’est très compliqué et je ne sais pas bien l’expliquer, mais croyez-moi, la boîte se déplace, ça c’est sûr ...

La Boîte-qui-bouge ne sent pas bon ... ou plus exactement elle me fait parfois un drôle d’effet, un peu comme si je n’arrivais pas à respirer.
C’est extrêmement désagréable et je sens que dans moi des choses bizarres se passent.
Des choses étouffantes. Je n’aime pas du tout !
Heureusement, la boîte-qui-bouge s’arrête souvent et je peux aller courir et surtout respirer un peu. Ouf !

Ce que je n’aime pas trop, c’est que, quand je rentre dans la boîte-qui-bouge, Le Grand met un lien attaché à la Boîte elle-même, et avec ce lien je ne peux plus beaucoup remuer : je suis derrière Le Grand et je peux juste poser ma gueule sur le côté de sa tête, là où ça sent lui et où ma tête peut se reposer.
(C’est bizarre, d’ailleurs, ce truc à côté de sa tête, c’est suffisamment grand pour que je puisse y poser ma gueule mais moi je ne crois pas que j’ai ça de chaque côté de la mienne ...)

Je sais que Le Grand aime bien quand je fais ça, parce qu’à chaque fois il me gratte derrière là où j’entends ... mais je ne sais pas comment il arrive à faire ça car il passe sa patte avant derrière lui ! Incroyable !!!
Il ne me regarde même pas mais sa patte avant est sur là où j’entends, derrière sa propre gueule... les Deux-Pattes sont vraiment étranges, je ne le dirai jamais assez !

Aussi, dans la Boîte-qui-bouge, il y a plein de choses bizarres, mais celle que je trouve le plus étrange, c’est cette chose à travers laquelle on peut voir mais pas sentir.
Il y a aussi des choses comme celle-là dans mon foyer et je les connais, mais celles-là,
elles s’ouvrent et se ferment sans que je comprenne comment ; laissant passer ou pas les odeurs.
C’est très déconcertant ...

Après (enfin, même !), la Boîte-qui-bouge arrête de bouger.
Le Grand sort alors de la Boîte et enlève le lien qui me relie à elle.
J’aime beaucoup ce moment, parce qu’en général cela signifie que je vais (enfin !) pouvoir aller dans la nature sans lien, traquer les choses vivantes que je voudrais attraper (mais je n’ai encore jamais réussi :-( )  et aussi des autres Comme-moi, sans parler de toutes les odeurs, surtout en ce moment, où le liquide est partout et qu’il fait ressortir tout plein de fragrances.

Alors je m’amuse bien ! J’adooooorrrreeee !

Danaé

samedi 20 février 2010

Temps mort

mardi 16 février 2010

Le Grand

Aujourd’hui et comme promis depuis longtemps (je sais, je sais ...) je vais vous parler du Grand.

Le Grand est un Deux-Pattes et il présente les mêmes étrangetés qu’eux.

Il est cependant aussi très différent : Le Grand est mon Ami.

Il me donne à manger, me caresse, me gratte, émet des sons doux quand nous sommes tous les deux, me laisse parfois même dormir sur ses pattes arrières quand elles sont pliées.

Oui, on peut dire que c’est mon Ami.

Parfois il veut que je fasse quelque chose ; je le sais car il fait des sons en me regardant et en bougeant les pattes avant.
Je ne comprend pas toujours du premier coup, mais Le Grand a une technique bien particulière : quand je ne comprends pas il recommence les mêmes sons et les mêmes gestes, plusieurs fois ; et puis si je ne saisis toujours pas il me montre en faisant lui-même ce qu’il voudrait me faire faire ; et quand j’y arrive, il me donne une récompense. Ça motive !

Je sais alors que je suis sur la bonne voie et il ne me reste plus qu’à recommencer quand il me demandera la même chose, en faisant les mêmes sons et les mêmes gestes, pour avoir de nouveau une récompense.  Facile une fois qu'on a compris !
J’aime beaucoup les récompenses !
Surtout celles qui se mange : Le Grand en a toujours un peu avec lui ... mais même si j'insiste il ne m'en donne que si j'ai bien fait quelque chose, sinon il est intraitable !

Mais Le Grand ne passe pas non plus son temps à ma cajoler et à me donner des choses : parfois il veut que je le laisse tranquille et il fait semblant de ne pas me voir.
Alors j'insiste, je pose ma tête sur sa patte arrière ou bien je passe devant lui en le frottant avec mon côté ... mais je sais aussi que si j'insiste trop, il va me gronder et me demander d'aller dans mon panier.
Ce n'est pas vraiment une punition car j'aime bien mon panier : il y a mon odeur, mes jouets et surtout personne ne vient jamais m'y déranger.
Simplement, quand j'y suis, je ne suis pas avec Le Grand, c'est tout ...

Assez souvent, Le Grand n’est pas là.
Je suis triste.
Je dors la plupart du temps en attendant qu’il revienne.
C’est long.
Au début j’avais peur qu’il ne revienne pas. TRÈS peur !
Alors en plus d’être triste j’avais des crises d’angoisse.
Il fallait que je morde, que j’aboie, que je passe ma frustration sur quelque chose.

Après cela, quand il rentrait, Le Grand n’était pas content, je le sentais bien à son attitude, mais il ne me grondait pas ; et puis même s’il m’avait grondé cela n’aurait pas changé grand-chose : j’étais tellement heureuse de le voir !

Maintenant que je suis plus grande, je sais que Le Grand revient toujours.
J’ai quand même parfois de petites angoisses, mais je n’éprouve plus le besoin de mordre quelque chose.
Je me sens mieux, même quand il n’est pas là.
Je sais qu’il revient toujours.
C’est extrêmement important pour moi.
Vital même.

Et puis je sais aussi que quand il revient, il va d'abord se mouiller (je n'ai toujours pas vu s'il se léchait ou pas pour se laver ... peut-être qu'il ne peut pas et que c'est pour cela qu'il se mouille ?) et changer de peau, mais tout de suite après il prend le lien qui nous relie et il ouvre la porte : c'est l'heure d'aller se dégourdir les pattes !!!

Le Grand a une voix forte mais c’est très rare qu’il me gronde ; il ne le fait finalement que quand j’ai fait exprès de ne pas répondre à une demande.
Et encore … le plus souvent, si je fais exprès de ne pas répondre, il s’en va tout simplement.
Forcément, moi je le vois partir du coin de l’œil et … je m’élance à sa suite !!!
Alors il me gratte derrière les oreilles. C’est bon.

Le Grand sent bizarre.
Pas du tout comme la grande Comme-Moi qui m'aimait quand j’étais à mon début, mais pour un Deux-Pattes, il ne sent pas trop mauvais.

Le Grand joue souvent avec moi.

Il s’approche de moi avec son attitude de jeu : il tape par terre avec ses pattes avant, ou bien il fait des drôles de choses avec sa face (moi je n’y arrive pas !) ou bien encore il fait des bruits très intrigants.
Alors je me mets à sauter et on est partis pour une séance de rigolade !

 

Oui, Le Grand s’occupe de moi. Bien.
Il est mon Ami.
Pour la vie.

Danaé

dimanche 14 février 2010

Les Deux-Pattes

Aujourd’hui et comme promis depuis longtemps (mais entretemps j’ai eu tellement de choses à dire, d’autant plus que je suis bavarde … mais je suis certaine que vous ne l’aviez pas remarqué !), je vais (enfin !) vous parler des Deux-Pattes.

Les Deux-Pattes, il y en a partout ; ils ont l’air bien plus nombreux que les Comme-Moi.

Les Deux-Pattes en ont en réalité quatre, mais pour marcher ils ne s’en servent que de deux.
Je n’arrive pas à comprendre comment ils ne tombent pas !
Utiliser quatre pattes est quand même bien plus rationnel et permet de conserver son équilibre en toutes circonstances, il me semble !

Enfin bon …
Autre étrangeté des Deux-Pattes : ils ont plusieurs peaux de rechange !
Je vous assure, c’est vrai !
Ils changent de peau souvent : par exemple quand il commence à faire clair ou quand il commence à faire sombre, ils mettent une autre peau.
Moi je n’ai qu’une peau et elle me suffit !

D’un autre côté, sur la peau du dessous, ils n’ont pratiquement pas de poils, alors peut-être qu’ils sont obligés de se rajouter quelque chose pour se protéger.
Mais je ne comprend pas pourquoi ils ne s’ajoutent pas des poils, tout simplement …

Également, les Deux-Pattes communiquent presqu’exclusivement avec des sons.
C’est aussi très étrange !
Il faut dire qu’ils n’ont pas de queue, qu’ils ne savent pas bouger leurs oreilles et que leur corps est caché par leur peau du dessus, alors forcément ils ont du mal à communiquer normalement  …
Pauvres Deux-Pattes !

Quand j’y pense, les Deux-Pattes font plein de choses que je ne comprends pas :

ils boivent en versant le liquide directement dans leur bouche au risque de s’étouffer ;
ils font de petits bouts avec leurs aliments au lieu de les mâcher directement ;
ils piquent leurs petits bouts d’aliments pour les mettre dans leur gueule, ça prend du temps et ils doivent éviter la chose qui pique pour ne pas se blesser ;
ils vocalisent tout le temps, c’en est une vraie cacophonie ;
ils agitent leurs pattes avant de manière désordonnée quand ils vocalisent ;
ils ne s’assoient que sur des choses en hauteur, tout en pliant leurs pattes arrières dans un drôle de sens ;
ils sont toujours pressés ;
quand ils se rencontrent ils restent souvent éloignés les uns des autres et ne se sentent même pas … et même pas quand un mâle rencontre une femelle ;
comme ils marchent sur seulement deux pattes, leur truffe est très haute alors ils ne sentent pratiquement rien (je le sais, j’y ai déjà été, dans les bras du Grand, quand j’étais petite : on ne sent presque plus rien, là-haut !) ;
on dirait bien qu’ils n’entendent pas les proies dans les buissons.

Le plus incroyable de tout : ils sont incapables de retrouver une balle qu’ils ont eux-mêmes jetée, donc avec leur odeur dessus.
Je suis obligée de les aider ! Hi hi !

Non, décidément, les Deux-Pattes sont bien étranges … mais tellement drôles !

Danaé

samedi 13 février 2010

Les Comme-Moi

J’ai toujours connu les Comme-Moi.
À mon début il y en avait autour de moi, plusieurs petits et une grande qui m’aimait ; puis, tout au long de ma vie j’en ai rencontré d’autres, au cours de mes sorties avec Le Grand (oui, je sais, ça va venir, je vais vous en parler !).

J’aime beaucoup les Comme-Moi car je suis très sociable, alors dès que j’en rencontre un, je m’approche pour me présenter.
J’émets des signaux d’apaisement et, si l’autre Comme-Moi y répond favorablement, je prends la posture d’appel au jeu car j’adore jouer.

Ça ne marche pas toujours.
Parfois je peux jouer, mais parfois aussi l’autre Comme-Moi ne veut pas ou même me signifie que je ne dois pas m’approcher.
Dans ces cas-là je fais très attention !

Au début, je ne comprenais pas toujours tous les signaux et je me suis fait battre une fois ou deux.
Mais maintenant ça y est, j’ai suffisamment rencontré d‘autres Comme-Moi pour savoir ce qu’il faut faire … et ne pas faire, en fonction des circonstances.
Mais cela ne fonctionne pas toujours EXACTEMENT comme prévu : la preuve hier où je me suis fait mordre ! :-(

Les Comme-Moi sont comme moi car ils sentent presque comme moi, mais ils ne sont pas non plus exactement comme moi.
Leur taille, la ou les couleurs de leurs poils, leur tête, tout leur corps est parfois très différents.
Bizarrement, je sais quand même toujours que ce sont des Comme-Moi, quelles que soient nos différences.


Je comprends également ce qu’ils expriment, même si nous ne nous connaissons pas.
Je trouve cela très pratique !
Je me demande si les Deux-Pattes ont les mêmes facilités entre eux … probablement pas.

Quand je suis dans la nature avec Le Grand, il enlève souvent le lien qui nous attache.
Heureusement !
Car c’est dans ces moments-là que je rencontre les autres Comme-Moi : si j’étais attachée, je crois que j’aurais peur car en cas de problème je ne pourrais pas m’échapper.

Je rencontre cependant d’autres Comme-Moi qui sont attachés à un Deux-Pattes : j’ai toujours envie d’aller vers eux, car comme je l’ai dit je suis très sociable, mais je sens bien qu’ils ne sont pas à l’aise d’être ainsi incapables de fuir en cas de problème.
Alors souvent je n’insiste pas trop car dans ces cas-là les signaux sont rarement bons.

En tout cas, moi j’aime bien les Comme-Moi !

Surtout s’ils veulent bien jouer.

Danaé

vendredi 12 février 2010

Agression

Aujourd’hui j’ai eu un problème.

J’étais avec Le Grand dans la nature, à l’endroit où il m’emmène souvent et où nous rencontrons d’autres Comme-Moi.
J’étais sans le lien ; j’aime bien cela, ainsi je peux flairer, courir, me rouler dans des odeurs et même trouver des choses bizarres à manger, et surtout rencontrer des congénères sans être contrainte.

Bref, j’étais avec plusieurs autres Comme-Moi et nous nous amusions bien.
Il y avait un petit mâle qui avait son lien avec son Deux-Pattes.
Il n’avait pas l’air commode mais bon … je me suis approchée et j’ai fait les signaux d’apaisement.
Il n’y répondait pas beaucoup mais comme je suis très curieuse je suis quand même allée à son contact.
Quelle erreur !
Il m’a mordue au museau et j’ai eu très mal.
En plus il ne voulait pas lâcher ma lèvre et Le Grand a dû intervenir pour qu’il me laisse enfin !!!
J’ai vraiment eu mal ! Et très peur aussi !

Ensuite j’étais toute retournée et je tournais sur moi-même, je cherchais quelque chose d’apaisant mais je ne le trouvais pas. C’était horrible !
Heureusement, Le Grand est venu tout doucement vers moi avec des gestes et des sons rassurants.
Je me suis laissée approcher.
Il a regardé ma gueule.
Il était très stressé ; il sentait fort ; il était tendu. Du coup il me faisait un peu peur aussi … mais je suis restée sage car je savais qu’il ne me voulait pas de mal.
Il a fait beaucoup de sons, des sons forts, méchants, agressifs, envers un autre Deux-Pattes.

Ensuite il m’a mis le lien qui nous relie et nous sommes partis très vite. Il courait.
Je n’avais jamais vu Le Grand courir.
Nous sommes rentrés dans la boîte qui bouge et nous sommes arrivés à l’endroit que je n’aime pas : ça sent fort des choses très bizarres, ça sent aussi les autres Comme-Moi mais également d’autres êtres que je n’arrive pas à situer.
Cela sent la souffrance. Très désagréable !
Bref, cela a ajouté à mon mal-être.

Un Deux-Pattes est venu.
Je le connaissais, plusieurs fois déjà il m’avait regardée avec un drôle d’air, tout en me touchant, en ouvrant ma gueule ou en regardant sur les côtés de ma tête, là où j’entends.
J’ai dû monter sur une chose en hauteur. Le Deux-Pattes a regardé ma lèvre et a mis quelque chose dessus. Ça sentait drôle. Pas bon !
Il m‘a aussi appuyé un peu partout sur la tête.
Le Grand était juste à côté et me tenait gentiment. Heureusement !

Ensuite j’ai senti que Le Grand allait mieux : ses odeurs étaient moins agressives, plus sereines. Il était plus détendu.
Cela m’a apaisée.

Nous sommes de nouveau entrés dans la boîte qui bouge et je me suis retrouvée dans mon foyer.
J’ai été dormir tout de suite.
Le Grand m’a longuement caressée.
Même si j’avais un peu mal à la lèvre, c’était bien.

Danaé

jeudi 11 février 2010

Adoption

Quand j’étais encore avec la grande Comme-Moi et les autres petits Comme-Moi qui sentaient un peu comme moi, un Deux-Pattes que je ne connaissais pas est venu.

Il a fait beaucoup de sons avec les deux Deux-Pattes de mon foyer, ceux que je connaissais déjà.
J’étais un peu effrayée. Il était grand, il sentait l’étranger.

Depuis, je l’appelle Le Grand, parce qu’il est plus haut que les autres et que je dois regarder vers le haut plus qu’avec les autres pour voir sa face.

Il a touché et caressé les autres petits Comme-Moi.
Puis il a fait de même avec moi. J’étais très mal à l’aise.
J’ai cependant senti qu’il se passait quelque chose ... c’était bizarre, et un peu effrayant aussi.
Mais pas seulement cela … ce serait bien difficile à expliquer.

Ensuite il m’a laissée un moment et a recommencé à faire des sons avec les deux Deux-Pattes de mon foyer … mais son attitude avait changée.
Il me regardait souvent. Trop souvent. Je devais détourner la tête pour l'apaiser mais mes messages n'avaient pas l'air de lui parvenir ...
Il est ensuite parti ; je ressentais un grand trouble. Une certaine peur aussi, diffuse mais insidieuse.
Une fois le grand Deux-Pattes parti toutefois, je n’y ai plus pensé …

Plus tard, il est cependant revenu.
J’en ai été immédiatement effrayée !!!
Je me suis cachée sous une protection car je savais qu’il venait pour moi !
Je le savais, je le savais !
Le Deux-Pattes mâle de mon foyer m’a sortie de ma cachette et m’a mise dans les pattes avant du Grand. Je me suis débattue mais ils étaient trop forts pour moi !
J’étais encore plus terrifiée. Le Grand sentait bizarre. Il ÉTAIT bizarre. Il était ÉTRANGER.
Il me faisait peur !

Alors Le Grand m’a donné une bonne chose à manger.
Quelque chose qui sentait le lait et les champignons. Ça fleurait bon.
Au début j’ai refusé, mais j’ai un problème : je suis très gourmande.
J’ai fini par manger. Cela m’a détendu.
Sur le manger il y avait l’odeur du Grand.
C’était étrange mais finalement pas trop désagréable.

Le Grand ne m’a pas lâchée et nous sommes partis ensemble.
Après un drôle de moment où tout bougeait autour de moi, avec plein de bruits, de secousses et surtout d’odeurs écœurantes, un endroit où l’on pouvait à peine respirer, nous sommes entrés dans un endroit plus calme, mais empli de son odeur, et aussi d’autres odeurs étrangères.
Il m’a mis sur une couche, avec de quoi boire et de quoi manger.

Je n’étais plus chez moi, il n’y avait plus aucune des odeurs que je connaissais, aucun des êtres vivants ne m’étaient connus.
Pire : toutes les odeurs autour de moi étaient étranges et surtout étrangères.
Puis la lumière a commencé à disparaître.

Ça a été un des pires moments de ma vie.
Je n’avais jamais éprouvé autant de peur ni de chagrin.
J’ai hurlé, pleuré, appelé.
Longtemps.
Je suis cependant restée seule …

Ensuite j’ai dormi et je me suis réveillée plus calme.
La lumière est revenue, tout doucement.
Le Grand Deux-Pattes s'est alors approché de moi.
Il avait des gestes apaisants. Il venait tout doucement en faisant des sons doux.
Il m’a caressée et prise dans ses bras ; j’étais mal à l’aise mais ce n’était quand même pas trop déplaisant.
Tout doucement, j’ai commencé à être un peu rassurée.
Le Grand m’a ensuite donné à manger et a modifié ce qui était à boire : ça sentait meilleur ; j’ai bu. Mangé aussi.

Je me suis sentie mieux.
Depuis ce temps-là, je continue à vivre avec Le Grand, dans son foyer, désormais dans MON foyer.
J’y suis bien.

Danaé

mardi 9 février 2010

Genèse

Ha là là !

Vous êtes tous trop sympas à vouloir que je vous conte ma vie !

Je craque un peu devant vous, il faut bien  l'avouer.

Alors ce soir je vais vous parler de mon début.

À mon début, je me rappelle que je ne voyais ni n’entendais rien ...
Mais ce n'était pas grave car je sentais beaucoup de choses et je ressentais le confortable et la chaleur.

Le confortable et la chaleur provenaient du même endroit.
C’était doux, chaud, souple, accueillant. Ça sentait bon aussi.
Un corps.
J’étais apaisée, rassurée, sereine, quand j’en étais proche.

Le corps me léchait et m’aidait à éliminer.

J’ai vite compris que l’être qui l’habitait était une Comme-Moi, une femelle aussi, mais en beaucoup plus grand.
Elle m’aimait. Je le sentais.
C’était bien. Plus que bien, même. Onirique.

Ce qui l’était moins par contre, c’était tous les autres petits Comme-Moi qui étaient également à leurs débuts et qui voulaient la grande Comme-Moi pour eux tous seuls.
Je devais souvent les pousser pour pouvoir utiliser l’excroissance à lait que j’avais choisie, car je voulais toujours la même.
Parfois ils me poussaient aussi mais je ne me laissais par faire !

Je me rappelle qu’il y avait aussi deux Deux-Pattes, un mâle et une femelle, dans le foyer.
Je les aimais bien ; ils s’occupaient de moi, ils me caressaient, ils faisaient des sons doux quand ils me touchaient, leur attitude était apaisante.
Mais ils étaient différents. Très différents. Leur odeur était bizarre.
Je ne l'aimais pas trop, au début ...

Je ne comprenais pas toujours leurs intentions et parfois j’en avais peur.

Avec le temps, j’ai cependant compris qu’ils n’étaient pas dangereux et qu’ils ne se mangeaient pas non plus (ça, ça n'a pas été facile à comprendre : au début leur odeur déclenchait parfois en moi des envies de manger ...).

C’est cependant grâce à eux que j’ai appris que les Deux-Pattes appartenaient à une espèce amie, sinon je crois bien que je ne les aurais pas aimés, ils sont vraiment trop différents.

Mon début, ça a été une bonne période pour moi.

Et puis le temps a passé.
La grande Comme-Moi qui m’aimait a commencé à me pousser avec sa truffe quand je restais trop longtemps près d’elle.
Parfois aussi elle grondait, surtout quand je mordais les excroissances à lait.
J’ai compris qu’il fallait que je fasse attention à la force de ma mâchoire !
Au début, ces changements d’attitude ont été un peu difficiles à assumer.
Heureusement qu’il y avait les autres petits Comme-Moi pour jouer !
Quand je jouais trop brutalement, ils criaient, et l’inverse était vrai aussi : nous avons beaucoup appris les uns des autres.

Oui, mon début, ça a vraiment été une bonne période.

Danaé

mercredi 3 février 2010

Présentation

Bonjour,

il m'appartient de vous accueillir sur le Webdog, le blog de Esprit de Chien ... dure tâche que la mienne s’il en est !

C'est pourtant moi qui y serai votre hôtesse et vous y exposerai mes chroniques.

La simple politesse impose donc que je me présente un peu : moi, c'est ... ben c’est moi, c’est tout.

Je sais que les Deux-Pattes se donnent des noms pour se reconnaître, comme s’ils ne savaient pas qui ils étaient. C’est drôle !
Ce qui est encore plus drôle, c'est qu'ils pensent qu'ils sont leur nom et que leur nom est eux : à la question "Qui êtes-vous ?", les Deux-Pattes répondent "Je suis Untel.".
Comme si l'individu était son nom et inversement … ils me font souvent rire, les Deux-Pattes !

D’ailleurs, j’y pense, vous ne savez pas ce qu’est un Deux-Pattes (comme vous avez de la chance !) … cela fera l’objet d’une chronique particulière, il y a tellement de choses à dire sur eux (et en plus c’est rigolo !) !

Revenons toutefois à la manière de me distinguer : je fais ma bête, mais je ne suis pas idiote, j'ai bien repéré des sons qui sont systématiquement prononcés lorsque l'on s'adresse à moi ; je suppose donc qu’ils composent le nom que les Deux-Pattes m'ont donné (pour savoir qui je suis, hi hi !).
Ces sons, ce sont "da" puis "na" puis "é" : il semble donc que mon nom soit Danaé.

Ceci posé, je vais également tenter de me décrire un peu.

J'ai quatre pattes et du poil partout sur le corps (un peu moins en-dessous).
Ce poil est court, doux, soyeux, blanc par endroits et noir à d'autres. Cela je le sais : ce sont des couleurs que je distingue bien.
À l’avant, j’ai de quoi sentir, de quoi entendre et de quoi voir. De quoi lécher, goûter et manger, aussi.
À l’arrière, j’ai un petit bout de queue qui me sert à communiquer ou à moduler une communication. C’est également par l’arrière que j’élimine et que j'indique que je suis passée.

Je sais aussi que je suis une femelle ; ne me demandez pas pourquoi, je le sais, c'est tout.

Quand je me promène avec Le Grand (j'y reviendrai plus tard, lui aussi aura droit à une chronique particulière), les autres Deux-Pattes se penchent souvent vers moi avec une attitude avenante ; je suppose donc que je leur plais ... même si ce n’est pas toujours réciproque.

Ce qui est déplacé par contre (mais il est difficile de demander des choses aussi subtiles à un Deux-Pattes) c'est que souvent ils s’inclinent vers moi trop brusquement et essaient de me toucher la tête (par au-dessus !) avant que j'aie pu renifler la patte qu’ils utilisent, et donc ne sais ni qui ils sont ni quelles sont leurs intentions ... cela me fait peur et je recule !

Voilà pour ma présentation.

J’espère vous trouver nombreuses et nombreux à me lire.

Léchouille,
Danaé (puisque ce doit être mon nom, hi hi !)

Top départ

Danaé