Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 1 février 2012

La Deux-Pattes-qui-cherche

Avec Le Grand, nous revenons d'une visite chez la Deux-Pattes-qui-cherche.

Je l'aime bien, elle est gentille, elle fait des sons avec douceur, elle me touche doucement, mais ... elle est quand même étrange : elle cherche partout !
Je savais que les Deux-Pattes étaient parfois étonnants, mais j'avoue qu'avec elle je ne sais vraiment pas à quoi m'en tenir ...

Le rituel est à peu près toujours le même : tout d'abord nous prenons la Boîte-qui-bouge, puis nous entrons dans une de ces grandes niches où vivent les Deux-Pattes, ensuite nous restons un petit peu dans un endroit où, parfois, il y a d'autres Comme-Moi (mais parfois aussi des Toutes-Griffes, qui heureusement sont dans des boîtes !), pour finir nous pénétrons dans un autre endroit où il y a une sorte chose plate et froide où l'on me fait monter (parfois, je rechigne un peu, c'est tout glissant et vraiment anti-naturel, cette surface !).

Bref, une fois en place, la Deux-Pattes-qui-cherche se met à ... chercher partout sur moi !!!

Elle cherche dans ma gueule, dans mes oreilles, dans mes poils, dans mes pattes, et même dans mon arrière !

Concernant cette dernière recherche, la première fois, j'ai pensé qu'elle voulait me renifler pour faire connaissance avec moi, mais non, elle ne se servait pas de sa truffe du tout, visiblement elle ne faisait que regarder !
Alors à quoi ça sert d'aller chercher à l'arrière si ce n'est pas pour se présenter ?

Mais c'est qu'ils sont vraiment étranges, ces Deux-pattes !

Parfois (heureusement pas à chaque fois), je sens aussi qu'elle me fait des choses peu agréables : une chose qui pique, ou une autre qui mouille dans ma truffe. Beurk ! :(

Mais bon, encore une fois, elle est vraiment gentille, alors je ne lui en veux pas, mais disons quand même je je suis fichtrement pressée de descendre de la chose plate et froide sur laquelle on m'a mise.

Heureusement, dès que c'est fait, Le Grand me donne une friandise, hi hi !

Enfin bon, je fais confiance au Grand et à la Deux-Pattes-qui-cherche : si je vais là-bas, ce n'est pas pour me faire du mal, de cela je suis convaincue :)
C'est juste que c'est si ... étrange !

Léchouilles,
Danaé

Cabinet Vétérinaire des Prés Hauts - Verrières-le-Buisson

jeudi 11 août 2011

La Balle

La Balle, c’est mon jeu préféré quand nous sommes dans la Nature :)

C’est quelque chose de facile a prendre dans la gueule, que Le Grand peut lancer très loin, et avec laquelle je joue toute seule ... ou avec des Comme-Moi quand il y en a.

À vrai dire, je préfère nettement quand il y a des Comme-Moi, car alors je peux prendre la Balle, la leur montrer et ... partir aussi vite que je peux pour qu’ils essaient de me la prendre.
Je l’avoue, qu’est-ce que j'aime « frimer » avec ma Balle, hi hi !

Parfois, l'un des Comme-moi arrive à me la chiper, mais je ne boude pas, je pars à sa poursuite pour la récupérer : c'est ça, le jeu ! J'adoooore !

Parfois, Le Grand pense tout seul à sortir la Balle, mais parfois non, j’ai alors une bonne technique : je saute pour donner des coups de museau dans le petit sac qu’il porte sur le côté et dans lequel il transporte la Balle ; il comprend tout de suite, la sort et la lance le plus loin possible avec sa patte avant (je n'ai toujours pas compris comme il y arrive, mais bon, le résultat, c'est qu'il la lance, c'est l'essentiel :) ) !

Avec la Balle et Le Grand, nous avons deux jeux : soit il me dit « Danaé, Balle, cherche ! » et je dois la trouver et mettre ma patte ou mon museau dessus, soit il me dit « Danaé, Balle, Rapporte ! » et je dois alors la prendre dans ma gueule et la déposer devant ses pattes arrières.
Dans les deux cas, si je m’exécute correctement, je suis récompensée !

Parfois cependant, je pers la Balle :(
J’ai beau fouiller, chercher, sentir, impossible de la localiser ... je sens bien que Le Grand n’est pas tellement content, mais il ne me réprimande pas ; heureusement car je suis déjà assez embêtée comme cela de ne plus pouvoir jouer ...

Mais Le Grand est vraiment bien : quand on revient au foyer après la sortie en Nature, il trouve toujours une autre Balle :)
Celle-là n’est pas aussi bien, elle sent tout drôle, il n’y a aucune odeur animale dessus, et surtout pas la mienne.
Mais qu’importe, très vite ensuite, mon odeur est sur elle et elle redevient Ma Balle !!!

Si vous n’avez pas de Balle, surtout essayez de faire comprendre à vos Deux-Pattes de vous en donner une, c’est vraiment extra !!!

Léchouilles,
Danaé

jeudi 14 juillet 2011

Le Mauvais-Vert

:( J'ai mangé du Mauvais-Vert.

Je l'appelle ainsi car le vert est une couleur que je distingue assez bien ... et ce Mauvais-Vert était une chose qui sort du sol, une chose que d'habitude je ne mange jamais !
J'aurais du continuer à m'abstenir  :(

Bref, j'étais dans la Nature avec Le Grand, comme très souvent, et je me trouve en face d'une chose verte dont l'odeur m'attire.
Sauf que là, l'attirance était particulière, pratiquement impossible à ignorer.

Je la sens, je la sens de nouveau, et, décidément, son odeur me plaît terriblement !

Donc, et vous auriez fait comme moi : je la mange !
Quelle erreur !!!

Tout de suite après, je sens que, dans moi, cela ne va pas bien !!!
Il y a des bruits, je me sens mal, ma gorge se noue, mon intérieur se révolte !
... et je vomis :( 

Je sais que c'est ce Mauvais-Vert qui m'a rendue malade, parce que, en vomissant, j'ai clairement reconnu son odeur ...

Pire : ensuite, j'ai commencé à avoir mal à la gorge !

Le Grand m'a emmené dans la Boîte-qui-Bouge jusqu'à l'un des endroits que je n'aime pas trop : il y a des odeurs de stress, d'autres Comme-Moi qui sont entre les pattes arrières de leur Deux-Pattes, un endroit fermé où on me met sur une chose dure et froide ... avant de me triturer tout partout.
Je n'aime vraiment pas !
En plus, on m'a piqué sur une patte arrière ! Très désagréable !

Mais enfin, suite à cet épisode, j'ai eu droit à des choses à manger (pas bonnes du tout !) qui, je crois, ont fait en sorte que je me sente mieux : ensuite je n'ai plus vomis et je me suis sentie bien plus en forme, mon mal de gorge disparaissant rapidement :)

Mais dites-le à vos Deux-Pattes : quelle que soit votre attirance pour le Mauvais-Vert, surtout qu'ils ne vous laissent pas les manger !!!

Léchouilles,
Danaé

samedi 25 juin 2011

Le Grand a aboyé !

Aujourd’hui, Le Grand a ABOYÉ !!!
C’est si rare que je ne me souviens même plus s’il l’avait déjà fait auparavant !

Nous étions dans la Nature, une très grande Nature que je ne connaissais pas, et j’étais sans la Laissse, comme la plupart du temps.
Je suis partie comme une folle tant les odeurs étaient attirantes et nouvelles : je sentais des proies inconnues, des choses qui poussent dans le sol, inconnues elles aussi, des Qui-Monte que je ne connaissais pas, c’était génial :)

Le Grand était derrière moi et tout allait bien.
Je me suis éloignée ... sans doute trop, je ne sais pas exactement :(

Toujours est-il que Le Grand a soudain ABOYÉ : « Danaé, attends !!! Attends !!! ».

Le son « Attends », je le connais bien, cela veut simplement dire que je dois m’arrêter et attendre que Le Grand me rejoigne ; mais d’habitude, le son est donné sans aboiement et même plutôt doucement ... parfois même Le Grand me fait juste un signe avec la patte avant et je sais ce que cela signifie.

Mais là, j’ai nettement perçu la PEUR dans le son émis par Le Grand.
Une peur très nette, très pressante.
C’est sans doute pour cela qu’au lieu de simplement faire le son doucement, comme d'habitude, il l’a aboyé.

Je connais bien Le Grand : s’il fait le son « L'Eau » je vais avoir à boire, s’il fait le son « Manger » je vais avoir à manger, s’il fait le son « Laissse » il va me mettre la Laissse, s’il fait le son « Sortir » nous allons aller dans la Nature.

Il ne m’a jamais menti, n'a jamais fait quelque chose par surprise, ne m'a jamais déçue, pas une seule fois !!!

Et c’est primordial pour moi de savoir que je peux avoir confiance en lui !

Alors, si Le Grand aboie, qui plus est avec de la peur, c’est qu’il a une bonne raison !!!
D’habitude, je m’arrête au son « Attends » sans trop me presser ; mais là, je me suis arrêtée tout net, immédiatement, je n’ai même pas fait un pas de plus !!!

En me retournant, j’ai vu Le Grand qui courait vers moi en aboyant encore : « Attends ! Attends ! ».

J’ai commencé moi aussi à avoir peur en le voyant arriver si vite, alors j’ai envoyé des signaux d’apaisement.
Dès arrivé à ma hauteur, Le Grand a répondu à mes signaux en ralentissant, en s'abaissant puis en me caressant et en me parlant doucement : j’ai ainsi pu comprendre que je n’avais rien fait d’interdit. Un vrai soulagement !

C’est seulement ensuite que je me suis aperçue que j’étais tout près d’une de ces bandes dures qui sont sur le sol et sur lesquelles les Boîtes-qui-Bouge vont et viennent rapidement !

... et il y en avait justement une qui arrivait, très vite d’ailleurs !!!

La bande dure était cachée par tout ce qui pousse sur le sol, et moi, tout à ma joie, je n’avais pas entendu la Boîte-qui-Bouge arriver !

Je crois que Le Grand a eu peur pour moi ! Peur que la Boîte-qui-Bouge me fasse du mal, certainement !

Je ne sais pas exactement pourquoi, d’habitude ni lui ni moi n’avons peur d’une Boîte-qui-Bouge ...

Quand nous avons repris la promenade, je ne me suis plus éloignée autant de lui ... et cela a quand même été au final une chouette sortie !

... Mais je sais que je me souviendrai toujours de ce moment où Le Grand a ABOYÉ !

Léchouilles,
Danaé

vendredi 3 juin 2011

L'Eau

L’Eau, c’est du liquide que l’on peut boire : souvent et particulièrement quand nous sommes dans la Nature, Le Grand fait les sons « Danaé, L’Eau ? » pour me demander si j’ai envie de boire.
Si c’est le cas alors je me rapproche de lui et il me donne de L’Eau ... il en a toujours avec lui, ainsi qu’un récipient dans lequel je peux boire :)

Le Grand a de L’Eau quel que soit l'endroit où nous sommes, c’en est assez incroyable : dans le foyer, il y en a toujours à côté de mon Panier, dans la Boîte-qui-Bouge il y en a dans une chose longue et dure (quand L’Eau sort de cette chose, elle est toujours très fraîche : j’adore !) et, quand il n’en a pas, c’est que nous sommes dans une petite Nature et qu’il sait où en trouver :

dans une sorte de tronc vert (si, si !).
D’ailleurs, au début, j’avais peur du bruit fait par ce tronc quand L’Eau en sortait ... alors Le Grand m’a mis à côté de plusieurs Comme-Moi qui, eux, buvaient directement L’Eau qui coulait du tronc ; j’ai alors compris que ce n’était pas dangereux et je me suis mise à boire au tronc vert moi aussi :)

L’Eau, cela a encore une plus grande importance que Le Manger : je peux rester longtemps sans manger, mais très peu de temps sans boire !!!
Je pense que Le Grand le sais, car, encore une fois, quel que soit l’endroit où je suis avec lui, il se débrouille toujours pour avoir de L’Eau ou savoir où en trouver. Je peux avoir confiance. C’est bien !

Une fois, j’ai essayé de boire un peu du Grand-Liquide en pensant que c’était de L’Eau : quelle horreur !!! J’ai toussé et craché : cela avait vraiment un goût horrible ! En plus, cela n’a même pas apaisé ma soif, bien au contraire !

Quand nous sommes au foyer, parfois je trouve que L’Eau a un drôle de goût ... pourtant c’est la même L’Eau que j’ai bu quelques temps auparavant car je reconnais mon odeur.
C’est très étrange !
Alors je vais voir Le Grand, je le regarde et j’attends qu’il me regarde aussi. Dès que c’est fait, je vais vers L’Eau que je n’aime plus.
Alors Le Grand prend le récipient, le rempli plusieurs fois avec de L’Eau qui coule d’un tuyau rigide, frotte l’intérieur et met une nouvelle L’Eau dans le récipient avant de me la donner.

L’Eau est bien meilleure !
Elle a un goût « tout neuf » : elle est claire et fraîche !
C’est vital pour moi que d’en avoir toujours à disposition !

Léchouilles,
Danaé

vendredi 6 mai 2011

Le Dormir

Le Dormir, c’est une chose vraiment étonnante, et même totalement incompréhensible ... :(

Je suis dans mon Panier, sereine, calme, puis je sens que la torpeur commence à envahir mes membres et, sans que cela n’ait été annoncé, ni sans signe précurseur, je me retrouve dans le Dormir ...

Un drôle d’endroit où je me retrouve sans y être vraiment, des choses que je sens sans vraiment les sentir, des situations parfois irréelles mais auxquelles pourtant je suis actrice à part entière.

Étrange est un bien petit mot pour décrire le Dormir !

Je sais très bien (mais ne me demandez pas comment) que, parfois, pendant le Dormir, je bouge et fais des bruits : mes pattes s’agitent, je tremble d’impatience, je fais des sons, je gémis, j’aboie ... bref je réagis à tout ce que je « vois » pendant mon Dormir, même si ce n’est pas vraiment réel.

Extrêmement étonnant, non ?

Toujours est-il que je ne peux pas m’empêcher d’entrer dans le Dormir ... quand je suis fatiguée, je le fais même rapidement.

Quand je suis seule dans Mon Panier, c’est un peu plus long à venir, mais quand je suis sur le ventre du Grand, alors souvent c’est presque immédiat !
Je sens ses pattes avant sur moi, je sens qu’il ne peut absolument rien m’arriver, alors je sombre très rapidement ...

Quel bonheur ! :)

Par contre, ce qu'il ne faut JAMAIS faire, c'est me faire sortir du Dormir en sursaut !

Je sais que ni Le Grand ni les autres membres de mon foyer ne le font jamais, mais cela m'est déjà arrivé, par exemple quand il y a eu un grand bruit : dans ces cas-là, encore à moitié dans mon Dormir, je peux être surprise et avoir peur, et comme tous les Comme-Moi, on ne peut alors que se défendre si on croit à un danger !

Enfin bon, c'est juste une chose qu'il faut savoir, quoi : quand un Comme-Moi est dans le Dormir, ben ... on le laisse tranquille, hi hi !

Léchouilles,
Danaé

dimanche 1 mai 2011

Les Fous (bis)

Vous n’allez pas le croire, mais Le Grand a recommencé et nous avons de nouveau fait … les Fous, hi hi !

J’aime tellement ces moments-là : je sens les odeurs du Grand et toutes celles alentours, nous avons des contacts « au corps-à-corps », je me dépense, je saute, je grogne, je dois être la plus rapide sinon il m'attrape, c’est absolument génial !!!  

J’avais déjà remarqué que, quand le sol est mouillé et qu’il fait froid, Le Grand ne joue pas par terre :( : sans doute n’aime-t-il pas se rouler pendant cette période, car il ne le fait qu’à l’intérieur du foyer mais jamais dehors ...
Est-ce qu’il n’aime pas toutes les odeurs qui se dégagent quand on s’est roulé dans tout ce qui est mouillé ?
Ce serait étonnant, mais je sais aussi que les Deux-Pattes sont souvent très bizarres, voire incompréhensibles : quoi de plus agréable que d’avoir sur soi les odeurs toutes fraîches de la Nature ?

Ceci étant, dès que le sol est sec, alors Le Grand recommence à jouer avec moi par terre hors du foyer, et là, qu’est-ce qu’on rigole !

Cette fois-ci, il m’a tapé sur une patte avant, puis sur l’autre, puis de nouveau sur la première : ça m’a beaucoup excitée et je suis presque immédiatement partie dans le jeu !

Ensuite, il essayait de m’attraper les pattes, mais il avait bien du mal, le pauvre, hi hi !
Je suis bien trop rapide et leste pour lui  ;)

Mais plutôt que de vous raconter cela, je vous laisse découvrir les choses en images ...

Léchouilles,
Danaé

dimanche 24 avril 2011

Les Surprises

Dernièrement, j’ai eu tout plein de Surprises !

Tout d’abord, Le Grand m’a mise dans la Boîte-qui-Bouge et, après un certain temps (j’ai eu le temps de faire un Dormir), quand il a ouvert, j’étais devant ... le Grand-Liquide.

Mais celui-ci était tout « plat ».
Je dit plat car j’avais déjà vu le Grand-Liquide, mais il bougeait beaucoup, faisait du bruit, il y avait des Qui-Monte un peu partout, beaucoup de rochers, un sol accidenté, beaucoup d’odeurs, et des choses qui poussent sous le liquide ...

Mais là, tout était plat : un Grand-Liquide-Plat, quoi ! ;)

Étrange mais aussi rigolo : j’ai couru tout de suite comme une folle dans le sable et j’entendais Le Grand qui faisait des drôles de bruits derrière moi, ceux qu’il fait quand il est content.

Nous avons marché longuement le long du Grand-Liquide-Plat.
C’était un peu monotone mais c’était quand même très sympa  ;)

Quand la lumière a commencé à baisser, une autre Surprise m’attendais : j’ai dormi dans la même pièce que Le Grand ! C’était la première fois que cela m’arrivait !

Hé bien, je vais vous dire une chose : Le Grand, quand il dort, il fait des bruits … un peu comme une Boîte-qui-Bouge qui s’arrête et redémarre sans cesse.
Je me demande bien pourquoi il fait ça !

Quand nous nous sommes réveillés (tous les deux dans la même pièce, hi hi !), encore une Surprise : il m’a permis de venir lui faire le rituel de bienvenue ... dans SON Panier !!!
À vrai dire, je n’osais pas trop, mais il m’invitait et insistait, alors j’y suis allé et nous avons fait un super rituel ! :)

Ensuite nous sommes retournés voir le Grand-Liquide-Plat et nous avons de nouveau longuement marché en le longeant.
C’était vraiment très chouette !

Le Grand me lançait ma balle, je courais après, je l'attrapais, je la lui ramenais, il me la relançait : un super moment de connivence, de jeu et d'amitié !!!

Voilà, ce n’est pas grand-chose, certes, mais j’avais envie d’en parler car cela a été un moment vraiment plein de Surprises agréables  ;)

Léchouilles,
Danaé

dimanche 27 février 2011

Les Toutes-Griffes

défi
Les Toutes-Griffes, ce sont des êtres que je n’aime pas ... je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi, désolée ...

Les Qui-Monte, eux, je les connais bien : ce sont des proies.
Je les vois, je m’arrête, je m’en approche tout doucement (mais vraiment tout doucement) et ... je démarre en trombe pour pouvoir les attraper.
Ce sont des êtres que je pourrais tuer et même manger je pense ... si seulement j’arrivais une seule fois à en attraper un, ce qui n’est pas gagné étant donné qu’ils ... montent  :(

Les Toutes-Griffes, par contre, ce ne sont pas des proies.
Je ne sais absolument pas d’où me vient ce sentiment, mais je ne peux vraiment pas m’empêcher de leur grogner dessus (quand Le Grand tient la Laissse) ou de leur courir après sans aucun avertissement (si je suis sans la Laissse).

Les Qui-Monte, même si je n’arrive pas à les attraper, au moins c’est assez reposant : quand je leur arrive dessus, ils ... montent et c’est tout. Moi, je suis bien obligé de m’arrêter, même si je grogne encore un peu dans leur direction :)

Les Toutes-Griffes, par contre, ils commencent à courir sur le Par-Terre, comme moi je peux le faire aussi, alors je cours et je cours et je cours ... mais à un moment donné, ils arrivent à faire une chose incroyable : sans partir directement vers le haut, ils grimpent !!!

J’en suis alors réduite à leur grogner dessus depuis le Par-Terre, sans pouvoir les suivre.
Quelle intense frustration après toute cette course ! :(
C’est donc finalement très fatigant de courir après un Toutes-Griffes !

Une fois, l’un d’eux est même monté directement sur un des gros bout de bois qui sortent du Par-Terre ... et il est resté tout en haut, à me narguer, pendant que je grognais en bas.

Pourquoi est-ce que je n’aime pas les Toutes-Griffes ?
Je n’en ai vraiment aucune idée.

J’ai déjà remarqué que certains autres Comme-Moi n’y prenaient même pas garde, mais moi je ne peux pas m’en empêcher !

Les Toutes-Griffes ne sentent pas comme les Comme-Moi ni comme les Deux-Pattes, ils ont des griffes partout, sur toutes les pattes et même dans la gueule (!), et ils cachent ces griffes pour pouvoir mieux s’en servir quand ils en ont besoin !
Ce n’est vraiment pas une manière de faire !

Il y a quelques temps, Le Grand a amené un Toutes-Griffes dans le foyer.
Cela s’est franchement mal passé !
Il était sur l’endroit qui monte et où je n’ai pas le droit d’aller, il me regardait avec ses yeux bizarres (le noir à l’intérieur a une forme très étrange !) et, encore une fois, me narguait.

Il m’a même envoyé un message : il a fait « Pfffffffttttttt ! » en montrant les griffes qu’il a dans sa gueule !
J’ai presque eu peur, sur le moment, mais je me suis vite aperçue que ce n’était pas vraiment un message, mais plutôt un !!!
J’ai aboyé.
Le Grand s’est interposé et m’a réprimandée, mais je ne pouvais plus m’arrêter !

Finalement, ce Toutes-Griffes n’est pas resté au foyer : c’est mieux ainsi, je pense que nous aurions eu vraiment beaucoup de mal à nous entendre !

Moi, mon instinct, c’est la chasse, c’est le gibier, ce sont les proies : je ne peux pas aller contre ...
Désolée.

Léchouilles,
Danaé

dimanche 20 février 2011

La Peur

Comme souvent, je suis sortie avec Le Grand, pendant la période de lumière, dans l’Endroit que j’aime tant car je peux y rencontrer d’autres Comme-Moi avec lesquels je joue, je cours, j’aboie, je sens, je gratte, je me roule ... bref je me dépense.
J’adoooore ! :)

Nous avons rencontré des Comme-Moi et je me suis mise à jouer avec eux : c’était vraiment super !
Et puis, à un moment donné, je ne sais pas pourquoi, il y a eu des grognements, des aboiements, des mouvements trop brusques qui ont commencé à me faire Peur.

Quelque chose s’est « déréglé » dans le jeu : il commençait à y avoir trop de mouvements, trop de sons, trop d’odeurs !
Tout est parti dans le mauvais sens !
Sans raison particulière, sinon que nous étions tous dans notre jeu et que l’excitation a été trop vive, certainement ...

Toujours est-il que j’ai eu mal !
Un Comme-Moi m’a attrapé sur le derrière de la tête et un autre encore m’a fait mal à la patte de derrière en me tombant dessus ...

Le Grand a interrompu le jeu, mais je me sentais très mal !
Il m’a ensuite appelée à lui pour me donner une Friandise ... je ne l’ai pas prise.
J’avais la Peur qui montait en moi.
J’ai bien senti que Le Grand était surpris parce que je n’avais pas pris le Friandise ... mais je ne pouvais pas !

Alors je suis partie.
Droit devant et de toute la force de mon corps, j’ai couru !!!
Couru et couru et couru.
Couru et couru et couru encore !!!

J’entendais Le Grand, derrière moi, qui m’appelait.
Mais, certainement pour la première fois, je n’ai pas répondu à son rappel.
J’avais Peur.
Une Peur inextinguible que je n’arrivais pas à contrôler.

J’ai couru et couru et couru, sans regarder derrière moi et sans écouter Le Grand, sans rien que la Peur à l’intérieur de moi !

À un moment donné, je me suis aperçue que j’étais seule.
Le Grand était loin, mais je ne savais pas où.
Le foyer était loin, mais je ne savais pas où non plus !

J’étais perdue !!!

Alors j’ai été à un endroit que je connaissais : là où, souvent, nous entrons ensemble dans l’Endroit : j'ai reconnu nos odeurs..
Mais Le Grand n’était pas là !!!

Je l’ai appelé.
De toutes mes forces.
J’ai aboyé, aboyé, aboyé !
Tous les Deux-Pattes se sont écartés de moi.
Mais j’ai continué à appeler Le Grand !
Longtemps.
J’ai aboyé, aboyé, aboyé !
En espérant qu’il allait finir par m’entendre !

Il devait venir, c’était obligatoire !
C’était long. Le Grand ne venait pas.
J’étais toujours seule et en détresse.
J’aboyais pour l’appeler mais rien n’arrivait !!!

J’ai alors soudain entendu un drôle de bruit désagréable : une sorte de crissement suivi d’un « boum ».
C’était une Boîte-qui-Bouge qui venait de s’arrêter de manière très brusque, en cognant dans quelque chose.
C’était la Boîte-qui-Bouge du Grand !!!

Le Grand était là, il est sorti, il m’a appelé (j’ai tout de suite reconnu sa voix) et il est venu me voir en courant !
Pendant ce temps-là, d’autres Boîtes-qui-Bougent faisaient des sons désagréables : « Tuuuuuttt !! ». Mais Le Grand n’y prenait visiblement pas garde.

LE GRAND VENAIT À MOI.
IL ÉTAIT LÀ.
POUR MOI !!!

Je n’étais plus seule, j’avais enfin retrouvé Le Grand après toutes ces émotions, toute cette peur, et aussi cette douleur !
Il a fait le rituel de bienvenue, il a fait des sons doux, il m’a caressée, il m’a grattée, ...
JE N’ÉTAIS PLUS SEULE !!!

Je suis montée dans la Boîte-qui-Bouge.
Le Grand sentait très fort.
Il sentait la peur, le stress, l’angoisse, la sueur ... la douleur aussi.

Je ne sais pas si c’est vrai, mais je pense que Le Grand a couru pour moi.
Pour me retrouver.
Je sais aussi qu’il a mal à une patte arrière, ce qui expliquerait l’odeur de douleur que j’ai ressentie.
Je pense également que, ne me retrouvant pas, il a pris la Boîte-qui-Bouge pour faire le tour de l’Endroit et ainsi me retrouver plus rapidement.
Je ne sais rien de tout cela, je ne peux que le supposer ... mais je crois que j’ai raison.

Nous sommes rentrés au foyer.
Le Grand m’a donné le plus gros Croque-Dur que j'ai jamais vu :)

Maintenant je vais faire Dodo je crois : je suis épuisée.
Le Grand est juste à côté de moi.
Il veille sur moi.
Je me sens mieux.

Léchouilles,
Danaé

dimanche 30 janvier 2011

Le Mal-au-Ventre

Il y a un peu de temps, j’ai commencé à avoir le Mal-au-Ventre.
C’était vraiment très douloureux :(
Quand j’éliminais, cela me brûlait !!!
J’avais aussi un mal dans le dessous de moi qui me faisait gémir.

Le Grand a changé mon Manger pour me donner surtout les choses oranges et longues que j’aime très moyennement.
Mais le Mal-au-Ventre n’a pas disparu pour autant.

La dernière fois que je me suis réveillée après le Grand-Dormir quand il fait sombre, j’avais éliminé près de mon Panier et je me sentais très mal.
Le Grand est arrivé et a nettoyé. Sans un son.
Je sentais bien qu’il était tendu, mais il n’a pas fait un seul son.

Ensuite, il a voulu venir me voir pour le rituel de bienvenue : j’avais tellement mal que je n’ai même pas pu le faire !
J’ai senti alors Le Grand devenir très mal à l’aise. Il y avait même de la peur dans ses odeurs !
J’ai commencé à avoir peur moi aussi et je me suis mise à trembler !

Il a voulu me toucher mais j’ai gémi, je n’ai pas pu m’en empêcher !
Il a alors essayé de me faire descendre pour aller dans l’endroit où il y a la Boîte-qui-Bouge, mais je n’ai pas pu y arriver ...

Alors il m’a pris dans ses pattes avant et il m’a remise dans mon panier, avant de prendre la petite boîte qu'il met contre le côté de sa gueule et dans laquelle il fait souvent des sons (jamais compris cette chose-là !)

Peu de temps après, un Deux-Pattes que je ne connaissais pas est arrivé.
Il m’a tiré sur toutes les pattes, m’a regardé les oreilles et la gueule, a posé une chose froide sur mon dessous et a fait beaucoup de sons avec Le Grand.
Il m’a aussi piquée sur le dessus : détestable sensation, mais Le Grand me tenait et j’ai laissé faire, car j’ai confiance en lui ...
Ensuite l’autre Deux-Pattes est parti.

J’ai voulu aller éliminer mais je n’arrivais plus à me tenir debout tellement j’avais le Mal-au-Ventre !!!

Le Grand est parti un court moment et est revenu avec des boîtes dont il m’a mis le contenu dans la gueule.
Ce n’était pas agréable mais c’était quand même mieux que quand ça pique sur le dessus !

Ensuite je me suis endormie.
Pour la première fois depuis longtemps (peut-être parce que je suis devenue plus lourde ?), la femelle du Grand m’a pris sur elle pendant un long moment. Nous nous sommes même endormies ensemble.

J’ai même eu le droit de rester là où les Deux-Pattes plient les pattes arrières pour se reposer, sans avoir besoin d’invitation.

J’ai dormi beaucoup.
Je me suis aussi réveillé beaucoup de fois.
À chaque fois que j’ai ouvert les yeux, Le Grand était juste à côté de moi.
À chaque fois, il a fait des sons doux et m’a caressée.
Pas une seule fois je ne me suis réveillée sans qu’il soit à proximité immédiate.
C’était bon de comprendre qu’il était là pour moi et rien que pour moi, à me veiller !!!

Je crois bien que cela m’a beaucoup aidé ...

Après un nouveau Grand-Dormir quand il faut sombre, j’allais beaucoup mieux.
D’ailleurs, Le Grand m’a fait sortir ... pas longtemps mais je suis sortie quand même :)

Maintenant cela va de mieux en mieux.
Le Grand continue à me mettre le contenu des boîtes dans la gueule, mais je ne rechigne pas. Il le fait certainement dans un but précis, et même si je n’arrive pas vraiment à comprendre le lien qui existe entre cela et le fait que je me sente mieux, je continue à lui faire confiance. J’ai l’impression que ce lien existe ...

C’est bon de sentir son Deux-Pattes à ses côtés, indéfectiblement, quand on a le Mal-au-Ventre !

Léchouilles,
Danaé

samedi 18 décembre 2010

La Peau-Blanche

Je viens de découvrir la Peau-Blanche !

C’est absolument génial, ce truc-là !
Je ne sais pas du tout d’où cela peut bien venir, mais j’ai une théorie sur son utilité : est-ce que le Par-Terre a froid et qu’il se met une Peau-Blanche pour se protéger des frimas ? Pas bête, non, comme idée ?

En tout cas, la Peau-Blanche, elle est douce et froide et rigolote.
Quand elle est là, l’air est différent, plus sec en tout cas, et les odeurs sont parfois un peu plus difficiles à détecter.
Mais j’adore : je fais la folle dedans, je me roule, je saute en l’air, je cabriole, j’enfouie ma gueule, bref je m’éclate, hi hi !

Le Grand me regarde faire avec un air benêt, il a l’air tout content lui aussi : parfois même il me lance un petit bout de Peau-Blanche, mais il n’arrive jamais à me toucher ! Qu’est-ce que c’est maladroit, un Deux-Pattes !

Ce que j’aime moins, c’est que, avant d’y aller, il me prend chaque patte et il me mets dessous un truc tout gras. Drôle d’idée !
D’autant plus qu’ensuite il est bien embêté car il en a aussi sur les pattes avant et il cherche toujours quelque chose pour s’essuyer, hi hi !

Enfin bon, c’est quand même drôle, la Peau-Blanche : les choses paraissent différentes, il y a moins de relief (déjà que j’ai parfois un petit problème de vision avec ça, là ça ne m’aide pas), les sons portent de manière différente aussi, plus assourdis mais en même temps venant de plus loin. TRÈS BIZARRE !

Tout à l’heure j’étais avec la Laissse et Le Grand. Normalement, dans ces cas-là, je le laisse gérer les situations, c’est lui le patron.
Mais j’ai vu une chose qui m’a fait peur : ça ressemblait à un petit Deux-Pattes, mais au lieu de marcher normalement ça glissait sur la Peau-Blanche. Ça glissait tout droit, presque sans faire de mouvement, c’était vraiment très peu naturel.

J’ai eu peur : j’ai aboyé !

Puis j’ai regardé Le Grand et j’ai vu qu’il continuait à marcher de manière tout à fait normale, comme si l’étrange apparition ne lui faisait rien ... alors je me suis tu : si Le Grand ne réagit pas, c’est qu’il n’y a pas de raison de réagir.

Enfin bon, tout cela pour conclure : vive la Peau-Blanche !!!

Léchouilles,
Danaé

jeudi 2 décembre 2010

Le Croque-Dur

Le Croque-Dur, ça c’est vraiment génial !
Une friandise qui ne m’est pas souvent donnée, certes, mais quel délice !

Quand je vais en avoir un, je vois bien que Le Grand fait des simagrées, qu’il a un « petit air en dessous » qui ne laisse pas place au doute : il y a du Croque-Dur dans l’air, hi hi !

Et c’est alors une joie et une véritable délectation !

Je suis certaine que tous les Comme-Moi connaissent cette sensation de sentir sous leurs crocs ce Croque-Dur si odoriférant, qui fait un appel si irrésistible à nos sens !

C’est vraiment une chose hors du commun :  ça se sent d’abord, ça se lèche ensuite, ça se grignote, petit à petit ... et ça se cache pour finir sous la chose molle qui est dans le Panier.

Mais ce qu’il y a de vraiment génial avec le Croque-Dur, c’est que ça dure et dure et dure, vraiment très longtemps.
C’est comme un trophée !

Je ne sais pas quoi dire de plus, si ce n’est : vive le Croque-Dur !

Euh ... on ne pourrait pas en avoir plus souvent ???

Léchouilles,
Danaé

dimanche 21 novembre 2010

La Bêtise

J’ai fait une Bêtise.

Enfin, du moins je crois que j’en ai fait une ... je n’en suis pas sûre, et surtout je ne sais pas ce que j’ai fait !

Je vous explique : après le Dormir, au moment où la lumière commençait à revenir, Le Grand est venu me voir, comme à chaque fois, et nous avons procédé au rituel des retrouvailles, comme à chaque fois : je lui ai mis les pattes avant sur les choses plates et dures qu’il a de chaque côté de la tête (c’est vraiment bizarre, un Deux-Pattes !), j’ai frotté ma gueule sur la sienne pour échanger nos odeurs, j’ai dansé sur mes pattes arrières, lui m’a gratté sur les côtés.

C’est notre truc à nous, à chaque fois qu’il vient me chercher après le Repos ou à chaque fois qu’il a été absent assez longtemps pour que je commence à m’ennuyer.

Mais cette fois, il s’est passé quelque chose.
À un moment précis, j’ai senti Le Grand se raidir d’un coup !
Il a immédiatement mis fin au rituel et s’est tout de suite enfermé dans l’endroit où j’entends souvent couler du liquide.

Moi, je ne savais pas quoi faire, je ne comprenais pas ce qui s’était passé.
J’étais désemparée, dans l’incertitude.
Malheureuse même.
Je suis retournée dans mon Panier, là où je peux m’apaiser au mieux.

Le Grand est alors revenu.
Il était encore tendu, je l’ai bien ressenti.
Je lui ai envoyé des signaux d’apaisement, j’ai abaissé ma gueule, je l’ai regardé doucement, je me suis mise sur le côté, je me suis faite toute petite.

Je n’étais vraiment pas rassurée ...

Mais Le Grand est venu vers moi, beaucoup plus doucement que d’habitude.
J’ai légèrement relevé la gueule : visiblement il avait compris quelque chose. Mais avait-il vraiment compris que je me sentais mal, ne sachant pas ce qui s’était passé ?

Le Grand a plié ses pattes arrière et s'est assis.
Mais il n'était pas juste à côté de moi, il aurait fallu peut-être deux pas pour que je le rejoigne.
Je pense qu'il savait que j'avais un peu peur et que j'aurais pu avoir une réaction vive s'il s'était approché trop rapidement et surtout trop près !

Puis il a fait des sons doux. Très doux. Il bougeait également très lentement.

J’ai complètement relevé la gueule : il semblait qu’il avait bien compris mes signaux.

Ensuite, toujours très lentement et en continuant à faire des sons apaisants, il m’a demandé de venir à lui.
Je suis venue très doucement car je n'étais pas encore très rassurée ... mais il m'a donné sa patte avant à sentir, puis il m'a caressée et m’a ensuite donné une friandise.

J’avais peut-être (?) fait une Bêtise, mais Le Grand avait compris que je ne souhaitais pas que la situation dégénère, que je ne voulais pas d’un conflit, peut-être même que je ne comprenais même pas ce qui avait bien pu se passer.

Quelle joie !
C’était terminé !!!

Le Grand avait compris ce que je voulais lui communiquer, il avait compris comment un Comme-Moi indique qu'il veut faire la paix : Le Grand me comprenait !!!

Qu’est-ce que c’est bien de pouvoir avoir confiance en son Deux-Pattes !

Léchouilles,
Danaé

dimanche 31 octobre 2010

Le Manger

Le Manger, c’est vraiment une chose importante !
Plus qu’importe, d’ailleurs : vitale !

Sans le Manger, je commence à l’intérieur à me sentir vide, comme rongée.
Je me sens très mal, je deviens acariâtre, impatiente, de mauvaise humeur : ce n’est pas une envie mais un réel besoin d’en avoir.

Le Manger, c’est une chose qui ne peut pas être prise à la légère.

Le Grand me donne mon Manger dans un truc de Deux-Pattes qui fait du bruit quand je le pousse (hi hi !). Du coup, je crois bien que ça l’énervait, alors il a mis en-dessous une chose molle qui empêche de faire trop de bruit.

Avant d’avoir le droit d’aller vers le Manger, je dois aller m’asseoir dans mon panier. C’est immuable.
Si je ne le fais pas, ou bien si je me précipite trop tôt, avant que Le Grand n’ait fait le son qu’il faut, alors il reprend le Manger et c’est moi qui suis bien embêtée car je dois tout reprendre de zéro.

Alors maintenant que j’ai bien compris ce que je devais faire, je vais bien sagement dans mon panier avant même que Le Grand ne s’approche de l’endroit où il pose le truc où il y a le Manger. Je sais que Le Grand apprécie ma discipline : souvent il me félicite !

Mon Manger est légèrement différent à chaque fois.
Il y a toujours une très grande partie de choses petites et dures que j’aime pas mal (mais sans plus), et j’ai aussi toujours en plus une autre chose qui sent autrement, souvent bien meilleur.
Je vois mal les couleurs mais je sais sentir !
Ce que j’ai en plus, parfois c’est un peu mouillé, parfois c’est en tous petits bouts, parfois c’est en longueur, parfois c’est à lécher et parfois à mâcher ... mais à chaque fois c’est une odeur que j’aime bien, et qui me permet de manger les trucs petits et durs avec plus d’appétit  ;-)

Quand je suis dans mon Manger, il n’y a jamais personne autour de moi, et jamais aucun Deux-Pattes ne vient me toucher ou ne s’approche de moi.
Ainsi je suis tranquille et je n’ai pas à me fâcher !
Quelle quiétude !

En effet, quand je mange, j’ai du mal à comprendre ce qui se passe autour : j’entends surtout les craquements du Manger sous mes crocs, je ne vois pratiquement rien puisque je suis tout proche du Manger et je ne sens rien de l’environnement alentours pour la même raison.
Je suis donc bien contente de pouvoir être tranquille pendant que je suis dans le Manger, cela m’apaise et me permet de me nourrir en confiance !

J’ai cru comprendre que certains Deux-Pattes retiraient le Manger après l’avoir donné, parfois plusieurs fois de suite.
Quel intérêt ?
Nous, les Comme-Moi, tout ce que l’on va comprendre, c’est qu’un Deux-Pattes qui fait ça, on ne peut pas avoir confiance en lui, c’est tout !!!

Quand le Manger est donné, il est donné ; et quand il est donné, c’est à nous.
C’est pourtant facile, non ?

Enfin bon, les Deux-Pattes, tout le monde le sait, ils sont parfois un peu durs de la comprenette, hi hi !
On ne leur en veut pas, mais c’est vrai aussi que, quand on a du Manger, on peut utiliser des manœuvres d’intimidation pour le conserver si l’on se sent menacé !
Il suffirait que tous les Deux-Pattes le comprennent pour que aille souvent bien mieux  ;-)

Bon appétit et léchouilles,
Danaé

samedi 16 octobre 2010

La Laissse

La Laissse, c’est ce qui me relie au Grand quand nous sortons ensemble.

Heureusement pour moi, il est très rare que je doive la conserver bien longtemps : nous arrivons très rapidement en Nature et là, Le Grand détache la Laissse et me laisse tout à ma joie et à mon instinct de courir, découvrir, sentir, me rouler dans du Sent-Bon et ... attraper la Balle qu’il me lance, hi hi !

En vérité, La Grand ne conserve la Laissse sur moi que quand nous allons dans cet endroit si peu naturel où c’est terriblement dur et gris par terre, où il y a énormément de Deux-Pattes qui s’agitent dans tous les sens, où les Boîtes-qui-Bougent sont légion et où ça sent vraiment, mais alors vraiment très fort !

J’aime moyennement ... mais cela me fait quand même découvrir des choses différentes.

Quand la promenade est terminée, Le Grand s’approche de moi, me montre très ostensiblement la Laissse entre ses pattes avant et fait les sons « Laissse, laissse » ... c'est comme cela que je sais comment elle s'appelle, hi hi :)
Il la fait bouger en me la montrant : je crois qu’il sait que je vois assez mal ce qui est immobile ...

Alors je m’arrête et j’attends qu’il mette la Laissse.

Si je ne m’arrête pas, Le Grand s’en va dans l’autre direction et je suis bien obligée de le suivre ... jusqu’à ce que je ne bouge plus et qu’il puisse faire ce qu’il voulait, alors je n’ai vraiment rien à gagner à être trop têtue ... d’autant plus qu’à chaque fois que la Laissse est rattaché, j’ai toujours une caresse et un mot doux.
J’aime bien ;-)

Mais la Laissse, c’est aussi un extraordinaire moyen de communication entre Le Grand et moi.
Le matin, quand j’ai vraiment envie de faire pipi, de me dégourdir les pattes, que je sais où nous allons et que le chemin est tout droit, je tire, je ne peux pas m’en empêcher.
Je crois même que j’aime bien ça, d’ailleurs, hi hi !

Mais bon, si je tire trop, Le Grand s’arrête, et je dois attendre encore plus !
J’ai eu du mal à comprendre le principe, mais maintenant ça y est.
J’ai d’autant plus vite compris que, quand j’arrête de tirer, j’ai une récompense !!!

Mais j’y reviens : par le travers de la Laissse, je sais, je sens, je ressens beaucoup de choses des émotions du Grand.
Une très légère secousse : je suis plus attentive ;
une sensation de retrait : je suis sur la défensive ; 
la Laissse est complètement détendue : je trottine ;
une impression de ralentissement : je sais que je dois m’arrêter.
Trèèèès pratique !

Au début, j’avais un peu peur de la Laissse : je partais en postures d’apaisement, flairant le sol, baillant ou détournant la gueule, parce que j’avais peu confiance en cette invention des Deux-Pattes.
Mais, à chaque fois que je faisais cela, Le Grand pliait ses pattes arrières pour se mettre à ma hauteur, faisait des sons très doux et me montrait la Laissse pour que je puisse la sentir.
J’y retrouvais alors mon odeur et la sienne, étroitement mêlées.
Le Grand me laissait faire, longuement et sans dégager aucune odeur d’impatience.
C’est comme cela que j’ai appris à ne plus avoir peur de la Laissse.

Maintenant, je sais que la Laissse, c’est inoffensif.
Mieux, c’est vraiment un LIEN entre Le Grand et moi, une réelle manière de communiquer ... qui n’appartient qu’à nous deux.

C’est bien de pouvoir avoir confiance.
C’est même vital.

Léchouilles,
Danaé.

vendredi 1 octobre 2010

Le Sent-Bon

Je ne suis pas encore remise d’avoir découvert qu’il existait des Sans-Deux-Pattes, mais je dois aussi continuer à vous conter mes chroniques, ne serait-ce que pour penser à autre chose ... en espérant que les Deux-Pattes, eux, auront à coeur de ne PAS oublier !!!

Bref, aujourd’hui j’aurais voulu vous parler du Sent-Bon.

Le Sent-Bon, je me roule dedans dès que je l’ai repéré, je ne peux absolument pas m’en empêcher !!

Mon Deux-Pattes, Le Grand, ne me gronde pas, mais ... il est positivement ridicule !
Il fait : « Hé-hé-hé ! Hé-hé-hé ! » en me regardant bêtement.
Ri-di-cu-le, je vous dis !!!

Mais bon ... je ne me fais pas gronder, alors je suis plutôt contente :-) 

Je sais bien qu’en rentrant au foyer j’aurai droit à la séance avec le truc jaune-orange tout mou qui a du liquide dedans (jamais rien compris à ce truc-là !), mais ce n’est pas grave : au moins j’aurais pu assouvir mon besoin de me rouler !!!

Je sais que je ne suis pas la seule à aimer le Sent-Bon : j’ai déjà rencontré beaucoup d’autres Comme-Moi qui se roulent dedans aussi, hi hi !

Le seul problème pour eux, c’est que, souvent, quand eux se roulent dedans, ils se font réprimander par leur Deux-Pattes ... et parfois bien méchamment !

Ils émettent alors tous les signaux d’apaisement possibles, rien à faire : ils se font gronder et gronder et gronder !

C’est bête ... puisqu’ils ne peuvent tout simplement PAS s’empêcher de se rouler dedans. Je le sais bien, moi aussi je suis une Comme-Moi, il me semble !

Si on les empêche, ils vont être frustrés ; si en plus on les réprimande, ils vont commencer à avoir peur sans comprendre, car le Sent-Bon, c’est le Sent-Bon, et quand il y en a à portée, c'est l'instinct qui nous guide !

C’est donc bête de les gronder, d'autant plus que dès que son Deux-Pattes ne regardera pas dans sa direction, n'importe quel Comme-Moi retournera se rouler !

Est-ce que les Deux-Pattes se réprimandent eux-mêmes quand ils mangent une chose interdite par leur femelle, qu’ils regardent la Boîte-à-Images (tiens, il faudra que je vous en parle, de celle-là) pendant un temps infini ou quand ils éliminent dans le truc en hauteur qui sert à se laver les crocs (pour les mâles seulement, les femelles voudraient peut-être aussi, mais n’y arrivent pas) ?

Qui donc ira le dire, à tous nos Deux-Pattes, que nous ne pouvons pas nous empêcher de nous rouler dans le Sent-Bon et qu’il ne sert à rien de nous réprimander ... à part de dégrader nos relations avec eux ?

Mais j'y pense : peut-être que les Deux-Pattes ne connaissent pas le Sent-Bon ?
C'est vrai que je n'en ai jamais vu un seul se rouler dedans, alors peut-être que, comme ils ne le perçoivent pas, ils pensent que cela n'existe pas ?

Léchouilles,
Danaé

vendredi 10 septembre 2010

Les Sans-Deux-Pattes

Aujourd’hui, avec Le Grand, nous avons pris la Boîte-qui-Bouge pendant un assez long moment, puis nous nous sommes retrouvés dans un endroit étrange.

Le Grand y est resté longtemps et il a fait beaucoup de sons avec les autres Deux-Pattes de l’endroit. Visiblement, ils s’entendaient bien.
Ils n’ont pas joué ensemble, c’est vrai, mais je sais depuis un bon bout de temps désormais que les Deux-Pattes ne jouent pas tellement entre eux ... ils ne savent pas ce qu’ils perdent  ;-)

 

L’endroit était bizarre et, comment dirais-je ? Inconfortable, difficile, voire dur ...
Les odeurs n’étaient pas celles de « quand tout va bien ».
Il y avait « quelque chose » ...

Dans cet endroit, il y avait beaucoup et beaucoup et beaucoup de Comme-Moi.
Tellement et tellement !
Je n’en avais jamais senti autant en une seule fois !

Mais ce n’était pas réellement le problème.
Le problème, c’est que tous ces Comme-Moi sentaient la frustration, beaucoup la tristesse, certains le désespoir ... et même quelques-uns la peur.

J’étais très mal à l’aise ...

Au début, je n’ai pas bien compris, car il y avait plein de Deux-Pattes dans cet endroit et ils s’occupaient tous très bien des Comme-Moi : ils leur donnaient à manger, leur parlaient, les faisaient aller en nature avec une Laissse, les caressaient, etc.
Honnêtement, sur le moment, je n’ai pas pu comprendre pourquoi je sentais autant de choses tristes.

Cela m’a beaucoup perturbée.

Et puis, soudain, j’ai compris !

Les Deux-Pattes qui s’occupaient des Comme-Moi n’étaient pas LEURS Deux-Pattes !!!

Les Deux-Pattes de l'endroit étaient là pour prendre soin d’eux, certes, et ils le faisaient très bien, certes également, mais ce n'étaient pas des Deux-Pattes comme on en a dans un foyer !!!

Tous les Comme-Moi qui étaient là étaient des Sans-Deux-Pattes !!!

Je me suis trouvée alors très mal !

Des Comme-Moi sans « vrai » Deux-Pattes.
Des Comme-Moi sans foyer véritable.
Incroyable !!!
Je ne savais pas que cela pouvait exister.
J’ai ressenti un énorme choc !

Les Comme-Moi étaient beaucoup et beaucoup et beaucoup.
Beaucoup et beaucoup et beaucoup trop.
Beaucoup et beaucoup et beaucoup trop qui n’avaient pas de Deux-Pattes à eux et pas de foyer à eux.

Tous, peut-être ?
Non ! Je ne veux pas le croire !

Je me suis trouvée terriblement triste.
Choquée.
Atterrée.
Incroyablement malheureuse.

POURQUOI ?
Pourquoi et pourquoi et pourquoi tous ces Comme-Moi se retrouvaient-ils là ?
Ils étaient donc sans Deux-Pattes, cela je l’ai bien compris, mais POURQUOI ?

Ma tristesse devenait inextinguible.
Je me sentais de plus en plus mal ...
Le froid commençait à envahir mon intérieur, une certaine envie de grogner, d’aboyer, de me révolter, montait en moi !

Et puis ...
une chose est arrivée.
Une chose extraordinaire !

J’ai vu et senti une Deux-Pattes que je ne connaissais pas, et qui s'est arrêtée à côté de moi.
Elle était âgée.
C’était une femelle.
Elle sentait le calme, l’apaisement, la douceur.
Elle tenait dans ses pattes avant un très jeune Comme-Moi.
Lui aussi sentait bon la plénitude.

Il semblait qu’elle allait partir avec lui.
Elle l’a fait.

Je me suis assise.
J’ai regardé et humé les deux animaux qui partaient ensemble, puis ensuite le vide autour d’eux après leur départ : même ce vide sentait le bonheur.

Alors, il y avait donc des Deux-Pattes qui venaient là pour prendre des Comme-Moi et partir avec eux dans leur foyer ?
Pour les accueillir et s’occuper d’eux ?
C’était en tout cas ce que mon instinct me soufflait ...

L’émotion était difficile à contenir.
Si j’avais été une Deux-Pattes, j’aurais mis du liquide dans mes yeux.
Je ne sais pas le faire.
Mais j’en ai eu terriblement envie.

Une seule question me reste sans réponse : et les autres Comme-Moi de cet endroit ?
Quand partiront-ils pour trouver un foyer ?

Danaé.

Refuge SPA de Vaux-le-Pénil

Forum officiel du refuge SPA de Vaux-le-Pénil

lundi 23 août 2010

Le Rappel

Je suis toujours interloquée, lorsque je suis dans la Nature avec Le Grand, d’entendre les Deux-Pattes des autres Comme-Moi passer leur temps à les rappeler (ou du moins à tenter de) ... et en plus en émettant des sons de plus en plus forts !

Avec Le Grand, c’est très simple : quand nous travaillons les ordres, c’est lui le leader ;  dans la maison, c’est lui le leader, quand j’ai la Laissse pour me promener dehors, c’est encore et toujours lui le leader.

MAIS (et c’est un grand MAIS), quand nous sommes dans la Nature et que je suis sans la Laissse, Le Grand me laisse faire pratiquement TOUT ce que je veux !

Il m’interdit uniquement de manger ce que je trouve par terre (et encore, il échange ce que j’ai trouvé contre une friandise ou une balle) et il me stoppe quand je veux aller à l’endroit où il y a des Boîtes-qui-Bougent.
Je suppose qu'il a ses raisons, alors même si cela me frustre un peu, je fais comme si ...

Mais à part cela, il me laisse creuser, courir après les Qui-Monte, suivre les pistes, m’enfoncer dans les branchages, jouer avec les autres Comme-Moi, aboyer tout mon saoul, et même … me rouler dans le Sent-Bon !

Mieux et même étonnant de la part d'un Deux-Pattes : quand je me mets à l’arrêt devant une proie, il s’arrête aussi, ne fait plus aucun bruit ni mouvement, comme s’il ne voulait pas me déranger !

Dans la Nature, il ne me rappelle même pas et n’émet presque jamais de sons pour moi : je suis libre !
Parfois même c’est moi qui doit revenir vers lui pour solliciter un geste parce que je me demande s’il ne m’a pas oubliée … :-(

Les autres Deux-Pattes des Comme-Moi, je les entends dire « Viens » à tout bout de champ, et souvent de plus en plus fort (donc en s'énervant), ce qui fait que, bien évidemment, leurs Comme-Moi ne viennent pas : d’une part ils aimeraient bien profiter de la Nature (enfin !) et d’autre part qui donc aurait envie de revenir vers un Deux-Pattes qui émet des sons si forts, presque menaçants ???

Maintenant que j’y pense, Le Grand ne m’a jamais vraiment "appris" à revenir vers lui. C'est étrange ...
Il fait parfois le son « Viens », mais il le fait toujours tout doucement, et moi je l’entend parfaitement car, je l’ai déjà constaté, j’entends bien mieux que les Deux-Pattes.

Si nous sommes un peu trop éloignés l'un de l'autre, il tape entre ses deux pattes avant : le son porte loin, je l'entends, je regarde Le Grand, il me regarde ... et je viens.

À vrai dire, quand Le Grand me parle fort (ce qui est rare, donc), je sens de la tension et même parfois de la peur dans le son qu'il émet.
Alors je m'arrête : si Le Grand a peur, c'est qu'il a une bonne raison. Je lui fais confiance.

Près du Grand, je me sens bien. En sécurité. Protégée. AIMÉE.

Alors quand il fait doucement le son « Viens » ou qu'il tape dans les pattes avant, je viens.
Sans y être contrainte, sans y réfléchir.

Je ne viens pas seulement parce qu'il m'a appelée,
mais bien parce que j’en ai envie.

Léchouilles,
Danaé

jeudi 12 août 2010

Les Grandes-Bosses

Après le Grand -Liquide, Le Grand et moi, nous avons été voir les Grandes-Bosses.

Nous sommes entrés dans la Boîte-qui-bouge et cela a été long ... heureusement que j’ai dormi, hi hi !
Quand je me suis réveillée, ce que je respirais était différent : pas désagréable, mais différent.
Un peu moins « épais », un peu plus « léger ».
Les senteurs étaient aussi un peu plus « piquantes » ...

Bref, nous nous sommes retrouvés dans un endroit tout à fait insolite : tout autour, il y avait les Grandes-Bosses, à perte d'odorat ... et c’était beau !
Quelque part un peu bizarre certes, mais surtout beau.

Cela m’a laissée un peu interloquée, car je n’avais jamais vu ce genre de chose.

Je sais que je ne vois pas très bien ce qui est éloigné ni surtout ce qui ne bouge pas, mais là, je distinguais quand même suffisamment les Grandes-Bosses pour dire que c’était impressionnant.

On aurait dit que le sol n’arrivait pas à rester droit : un coup il montait, un coup il descendait, comme s’il n’arrivait pas à faire un choix !

Étrange en vérité, mais bon ... avec Le Grand, je commence à m’habituer à voir plein de choses que je ne comprends pas forcément.
Et puis comme j’adore cela, honnêtement je ne me pose pas de questions et j’en profite pour flairer tout ce que je ne connais pas, c’est génial !!!

Nous avons passé plusieurs cycles de lumière dans cet endroit.

Pendant cette période, j’ai été BEAUCOUP marcher dans les Grandes Bosses avec Le Grand : c’était absolument génial !
Fatiguant tout de même car souvent il fallait monter, puis descendre, puis monter à nouveau, puis redescendre, etc.
Bizarre mais comme cela m’a permis de découvrir et surtout sentir tout plein de nouvelles choses, j’étais comblée !

J’ai senti des odeurs que je ne connaissais absolument pas : des êtres qui vivaient sous le sol en émettant des bruits très aigus, d’autres très gros qui avaient des pattes terminées par une seule griffe très lourde et qui mangeaient ce qui est planté dans le sol (ils étaient bizarres !), etc.

Un vrai régal pour qui veut avoir de nouvelles sensations !

Quand il commençait à faire sombre, nous dormions dans un foyer étranger (je sentais plein de Deux-Pattes qui y étaient passés avant nous) où, au début, j’étais peu rassurée.

Heureusement, Le Grand avait emmené mon panier, mes jouets, et la même nourriture que celle que je mange d’habitude : cela a grandement contribué à m’apaiser.

Et puis nous sommes remontés dans la Boîte-qui-Bouge, cela a de nouveau été long et nous nous sommes retrouvés dans notre vrai foyer.

J’ai couru partout pour bien vérifier que toutes les odeurs que j’avais laissées étaient bien là !
C’était bien le cas ! Ouf !

Léchouilles,
Danaé

mardi 22 juin 2010

Le Beaucoup-Comme-Moi

Incroyable !

Alors que j'étais dans la Nature avec Le Grand, nous avons rencontré un Comme-Moi qui était un ... Beaucoup-Comme-Moi.

Cela va vous paraître étrange, bien entendu, et moi-même je ne sais pas trop comment l'exprimer, alors je préfère vous laisser découvrir ce que je veux dire en images.

Léchouilles,
Danaé

 

lundi 31 mai 2010

Le Presque-Comme-Moi

Aujourd'hui je voudrais vous parler de quelque chose qui m'a un peu effrayée : il s'agit d'un Presque-Comme-Moi qui est venu tout près du foyer, alors que la lumière commençait à baisser.

Il est venu si près que Le Grand l'a vu à travers le truc froid et transparent qui permet de voir dehors.
Il s'est alors levé, il a pris des friandises (les miennes ! Sur le moment j'ai cru que c'était pour moi, mais finalement non ...) et la drôle de boîte dont il sort parfois des éclairs et ... il est sorti, en faisant très attention de ne pas faire de bruit, je l'ai bien vu.

Comme je suis curieuse, j'ai été voir ce qui se passait, mais je n'ai pas eu le droit de sortir, j'étais très frustrée.
Peu importe cependant, car j'ai alors vu le Presque-Comme-Moi : il n'était pas loin et Le Grand s'en approchait doucement, en se baissant comme il le fait avec des Comme-Moi qu'il ne connaît pas.
Tout en s'approchant, il jetait des friandises (les miennes !!!) devant lui, vers le Presque-Comme-Moi.

Ce dernier s'est approché tout doucement et a commencé à manger (évidemment, tu parles, MES friandises !!!).
Je voyais bien qu'il était apeuré, mais il mangeait quand même.
Le Grand ne bougeait pas du tout, sauf pour, très lentement, envoyer d'autres friandises.

Ils sont restés assez longtemps face-à-face.

Ensuite le Presque-Comme-Moi est partie dans la nature et on ne l'a plus revu.

Quand il a fait de nouveau clair, après avoir dormi, Le Grand et moi nous sommes passés au même endroit.
J'ai longuement senti le sol.
Ça sentait fort, une odeur un peu comme la mienne, mais en plus âcre, en plus "sauvage".
C'était drôle : la première fois que je sentais un Comme-Moi qui n'en était pas vraiment un.
Une sacrée expérience !

Danaé

dimanche 16 mai 2010

Les Fous

Aujourd'hui, on a fait les Fous, Le Grand et moi !!!

On a joué comme ... des Fous !

Il y avait longtemps que je n'avais pas rigolé comme ça ... enfin, rigoler, c'est un terme de Deux-Pattes, mais vous m'aurez comprise ;-)

Je ne sais pas ce qui lui a pris : il était tranquillement assis dans le foyer et puis à un moment donné il s'est levé et il a été dehors, dans la toute petite Nature qui touche le foyer.

Il m'a regardé d'un drôle d'air ... et puis il a commencé à faire des postures de jeu, en tapant par terre avec ses pattes avant et avec le derrière en l'air, comme moi je fais souvent !

J'ai tout de suite compris et je me suis jeté sur lui pour jouer !!!

On s'est roulés par terre, on s'est grogné dessus, on a tapé sur le sol avec nos pattes avant, on s'est sauté l'un sur l'autre : un délire de tous les Diables !!!

À chaque fois que je me jetais sur lui, Le Grand esquivait et me prenait au corps pour me rouler par terre ; à chaque fois qu'il essayait de m'attraper, c'est moi qui esquivais, faisais le tour et me jetais sur lui !

Du grand délire !!!

Après, il s'est relevé et a commencé à tourner autour de moi ... moi aussi je me suis mise à tourner autour de lui, et on s'est regardé tous les deux.

Puis il s'est jeté par terre en essayant d'attraper mes pattes avant : j'ai réussi à esquiver, mais mine de rien, il est rapide pour un animal aussi grand !

J'ai alors pu le contourner et ... lui passer entre les pattes arrières, celles sur lesquelles il tient debout (les Deux-Pattes n'ont toujours pas compris qu'avec quatre pattes, l'équilibre est bien plus sûr :-) )

Pour finir, il a quand même eu le dessus : il m'a coincée sur le dos et s'est mis à me gratouiller le dessous !

J'adore ça, c'est vrai, mais comme j'étais complètement dans le jeu, j'ai essayé de me sauver ... et j'ai réussi, hi hi !

C'était vraiment génial, on a rigolé longtemps, tous les deux :-)

J'espère que vos Deux-Pattes jouent avec vous aussi, c'est trop bien !

Léchouilles,

Danaé

lundi 10 mai 2010

Courir !

J’aime courir.
Non, d’ailleurs : j’ADORE courir !!!

Je sens quelque chose qui glisse sur l'extérieur de mon corps, je sens le sol qui défile sous mes pattes, j'entends ma respiration, je sens mes muscles qui bougent et qui en demandent encore. C'est génial de courir !

Je crois bien que je ne pourrais pas vraiment vivre tellement je serais malheureuse si je ne pouvais pas courir.

Je ne sais pas compter, mais je sais que Le Grand me laisse courir plusieurs fois à chaque période où il fait clair dehors : nous allons dans la petite nature pas loin du foyer et il enlève la Laissse.
Alors, il me lance la Balle et je la lui rapporte ; alors il la lance encore et encore, jusqu’à ce que ... je sente quelque chose qui me fait arrêter le jeu, hi hi !

Une fois de temps en temps nous allons dans un endroit où il y a beaucoup d’autres Comme-Moi sans la Laissse, et aussi parfois nous allons dans la Grande Nature.

Il n’y a pas longtemps, nous y avons été : Le Grand et d’autres Deux-Pattes ont marché longtemps.

Moi, j’étais folle de joie, j’ai couru et couru et couru à leurs côtés !
Il y avait de très grands espaces avec plein d’odeurs que je ne connaissais pas.
Il y avait aussi des Vivants qui volaient, un peu comme les Qui-Monte mais en beaucoup plus petit et avec des couleurs bizarres : j’ai réussi à en manger un en plein vol ... bof, ce n’était pas terrible !

La dernière fois que nous avons été dans la Grande Nature, à un moment je me suis beaucoup éloignée car j’avais vu quelque chose bouger dans un grand espace.
Mais je me suis TROP éloignée !
J’étais tout à mon instinct et je n’entendais rien puis, quand j’ai entendu de nouveau, Le Grand me criait de revenir.

J’avais la très nette impression qu’il était inquiet.
Je suis revenue aussi vite que possible, car je n'aime pas quand il est inquiet, et ... il m’a caressée.

C’est ça que j’aime bien avec Le Grand : à chaque fois que je reviens, qu’il ait été inquiet ou pas, que j’aie été loin ou pas, que j’aie obéi rapidement ou pas, j’ai toujours une caresse.
Je ne me rappelle pas d’une seule fois où il aurait oublié : c’est bien ! J’ai toujours envie de revenir !

Mais j’ai bien l’impression qu’il y a certains Comme-Moi qui sont toujours avec la Laissse : nous en avons encore rencontré un tout à l’heure.
Il voulait bien jouer avec moi, il faisait les signes d'appel au jeu et tout et tout, mais son Deux-Pattes n’a pas enlevé la Laissse, alors ça a été impossible de vraiment s’amuser !

Je crois que les Comme-Moi qui ne peuvent pas courir, au moins une fois de temps en temps, sont malheureux ... :-(

Danaé

lundi 3 mai 2010

Dolly s'est fait mal

La dernière fois que j'ai été dans la Nature avec Le Grand, nous avons rencontré ma copine Dolly.

Dolly, j'avais déjà joué avec elle : on s'entend super-bien !

Elle est beaucoup plus petite que moi alors je prends bien garde à ne pas la blesser en jouant : je lui saute par-dessus et ça rajoute de la dynamique au jeu ;-)
Mais, aussi petite soit-elle, elle a une énergie du tonnerre et, malgré ses petites pattes, elle court aussi vite que moi !

En plus, Dolly, elle a de la chance : elle a DEUX Deux-Pattes !
Je ne savais pas que c'était possible !
Elle doit avoir deux fois plus de caresses ... je me demande si elle a aussi deux fois plus de nourriture ?

Enfin bon, toujours est-il que, avec Dolly, nous nous sommes beaucoup amusées et que nous avons beaucoup couru.
Nous nous sommes aussi roulées dans du Sent-Bon ... enfin, surtout Dolly, et je crois bien que ses Deux-Pattes n'étaient pas très contentes car elles ont tout de suite voulu la nettoyer.

Je ne comprends pas pourquoi : si on se roule dans du Sent-Bon, c'est pour garder l'odeur sur nous, non ?
Ils sont bizarres les Deux-Pattes ... d'un autre côté, maintenant que j'y pense, je n'en ai jamais vu un seul se rouler dans le Sent-Bon comme les Comme-Moi ...! Hum !

Et puis, à un moment donné, Dolly a eu mal aux pattes avant.
Je l'ai bien vu : elle a commencé à aller moins vite et à essayer de ne plus toucher par terre.
Elle ne s'est pas plainte : les Comme-Nous ne se plaignent jamais !
Mais je voyais bien qu'elle avait mal :-(

Quand ils s'en sont aperçu, ses Deux-Pattes et Le Grand ont émis des odeurs fortes ; je crois qu'ils étaient inquiets.
Nous sommes ensuite retournés dans la Boîte-qui-Bouge et nous sommes rentrés au foyer.
Et là, surprise ! Dolly et ses deux Deux-Pattes sont aussi arrivées dans une autre Boîte-qui-Bouge !

Ensuite tous les Deux-Pattes ont pris Dolly, l'ont nettoyée puis lui ont mis sur les pattes avant un drôle de liquide sombre qui sent drôle et ... une peau de plus sur les pattes avant !

Je savais que les Deux-Pattes mettent sur eux des peaux (qu'ils changent d'ailleurs régulièrement, je n'ai jamais compris pourquoi), mais je n'avais jamais vu une Comme-Moi avec des peaux comme cela, et surtout pas uniquement sur les pattes avant.
C'était bizarre !

Je crois que c'étaient des peaux pour la protéger, afin de ne pas avoir trop mal en posant ses pattes par terre ...

J'espère que Dolly va bientôt ne plus avoir mal car je voudrais jouer encore avec elle dès que possible.

Léchouille à Dolly.
Reviens vite !!!

Danaé

samedi 24 avril 2010

Mon copain Eddy

Mon copain Eddy, c’est un vrai copainvrai copain !

Je l’ai rencontré il y a quelque temps, quand j’étais en Nature avec Le Grand.

Eddy m’a tout de suite plu ... ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi, c’est tout  ;-)

Nous nous sommes présentés, nous nous sommes sentis, nous nous sommes mutuellement laissés apoprochés et ... nous sommes partis tous les deux dans un délire de jeux comme je n’en avais que peu connus, hi hi !

Je l’ai ensuite ressenti plusieurs fois : à chaque fois nous repartons dans le même jeu, dans le même bonheur simple de jouer ensemble, sans entraves, sans problèmes et sans arrière-pensées.

Le Grand nous regarde, un peu ému d’après ce que je sens de lui ... il aime bien quand je joue, il sait que c’est indispensable à mon bon équilibre, que j’en ai besoin, que je ne serais très malheureuse sans cela.
J’aime bien quand Le Grand me regarde jouer : il ne sait pas que je sais qu’il me regarde, mais je le sais, alors des fois j’en fait un peu plus que nécessaire, hi hi !

Il me laisse aussi sentir toutes les parties des autres Comme-Moi, sans jamais me gronder : c’est important pour pouvoir communiquer !
Ce n’est cependant pas le cas de beaucoup d’autres Deux-Pattes qui grondent leur Comme-Moi dès qu’ils vont sentir un copain.
Je n’ai jamais compris pourquoi : cela doit être TRÈS frustrant de ne pas pouvoir faire connaissance.
On s’approche, on se sent, surtout derrière parce que c’est là que la plus grande partie des informations se trouvent, et puis après c’est bon, on se connaît !

Alors, si on ne peut pas se sentir, à quoi ça sert de nous laisser nous rencontrer ?

Enfin bon, toujours est-il qu’avec mon copain Eddy, on s’amusent comme des fous : il me saute dessus, je lui saute dessus ; il me court après, je lui cours après ; il me grogne dessus, je lui grogne dessus ... et nous partons tous les deux comme des Qui-Monte qui auraient peur, droit devant et de toute la force de nos muscles, simplement pour jouer, nous détendre et sentir nos corps qui sont en mouvement et se repaissent de la liberté d’être simplement nous.

C’est extra !!!

Eddy, c’est mon copain.
Je joue avec lui.

C’est très différent d’avec Le Grand.
Lui, c’est mon ami.
Je le protège et il me protège.

C’est bien, la vie :-)
Moi, en tout cas, j’aime la mienne !

Danaé

mercredi 14 avril 2010

Les Câlins

Les Câlins !

Qu’est-ce que j’aime ça !

Souvent, j’en réclame, mais ce n'est pas ainsi que j'en obtiens à chaque coup, je dois bien l’avouer ... 

Heureusement cependant, Le Grand n’est pas avare de Câlins !!! Et c’est une vraiment extra, car non seulement ce sont pour moi des moments intenses de volupté, pendant lesquels je me fais caresser et gratouiller (oui, je sais, je suis une opportuniste, mais qui chez les Comme-Moi ne l’est pas, je vous le demande bien !?!), mais ce sont également des moments pendant lesquels je suis en contact direct avec Le Grand, où je peux coller le maximum de mon corps contre le sien, où je sens sa chaleur et son odeur, bref où je suis totalement apaisée.

C’est important, c’est primordial !

Les Câlins « de passage », ce sont les petites caresses ; c’est une chose sympathique mais c’est parfois assez frustrant ... j'aimerais bien en avoir plus ;-)

Par contre, les « vrais » Câlins, c’est quand Le Grand plie ses jambes dans le drôle de sens pour s’asseoir ou bien même ... s’allonge  ;-)

Alors là, en général, je sais que je vais avoir droit à un Câlin de tous les Diables, je ne vous dis que ça, hi hi !!!

En général il prend son temps et même souvent il ne me regarde pas.
Je me demande bien s’il le fait exprès ... je pense que oui ...

Toujours est-il que, dès que je le vois faire ce genre de chose, je vais vers lui et j’attends, stoïquement assise, qu’il veuille bien me donner la permission de venir.
C’est parfois un peu long, mais ça ne rate jamais, hi hi  ;-) !

Alors je monte tout doucement (si je monte trop vite, il fait le son « Attends ! » et je dois encore attendre, alors maintenant j’ai compris qu’il valait mieux être un peu patiente), je me love contre son corps et il fait des sons très doux.
Je ne sais évidemment pas ce qu’il veut exactement exprimer, mais c’est doux, chantant, apaisant.
Je me sens bien.

En sécurité.

Souvent, je m’endors rapidement ...

C’est bien, les Câlins !

Danaé

vendredi 2 avril 2010

Mon panier

Mon panier, c’est chez moi.
C’est MON endroit à moi et rien qu’à moi.

Je l’aime beaucoup.

C’est là que je vais me reposer, que je dors, que j’attends que Le Grand me donne à manger et ... c’est aussi là que je vais quand je me fais gronder.

Mais ce n’est jamais bien grave, car quand je me fais disputer, je me mets en posture d’apaisement et, peu de temps après, Le Grand revient toujours vers moi pour désamorcer le conflit : il me caresse, fais un son gentil ou bien me rappelle à lui.

Du coup je sais qu’il a compris ma posture, que l’affaire est close et que nous n’y reviendrons plus jamais.

Il est bien, Le Grand, pour ça : il ne me laisse jamais revenir toute seule sans vraiment savoir si j’ai le droit ou pas, c’est toujours lui qui termine une dispute.

Au moins, il comprend ce que je veux exprimer : c’est tellement important pour moi !!!

Quand je suis dans mon panier, personne ne vient me déranger.
De temps en temps, Le Grand me fait une caresse au passage, mais si je n’en ai pas envie (ou plutôt si je ne suis pas sûr de ce qu’il va faire parce qu’il s’est approché un peu vite par exemple), je détourne la tête en signe d’apaisement et ... il passe son chemin.

Ça aussi, c’est important : je peux être complètement tranquille dans mon panier si je le souhaite.

Mon panier est suffisamment grand pour que je puisse m’allonger à l’aise, mais aussi suffisamment petit pour que je m’y sente en sécurité.

Dedans, il y a une chose molle et douce qui me permet d’être allongée confortablement.
J’y ai aussi mes jouets, ceux qui sentent très fort mon odeur.

Parfois Le Grand les emmène pour me les rendre plus tard, avec beaucoup moins de mon odeur dessus, mais ce n’est pas grave car elle revient très vite ;-)

Mon panier, c’est un endroit où je suis en sécurité et où personne ne vient m’embêter.
Ça c’est bien !!!

Danaé

vendredi 26 mars 2010

Un Deux-Pattes extra !

Bonjour,

aujourd’hui j’étais en nature avec Le Grand, sans la Laissse, et j’ai rencontré un Deux-Pattes vraiment extra.

Je m’explique : nous étions donc en promenade et il n’y avait pratiquement rien en vue.
J’explorais tranquillement les alentours dans l’espoir de trouver quelque chose dans quoi me rouler ou une petite proie à pourchasser.

Du coin de l’oeil, j’ai repéré un Deux-Pattes qui courait.
Il était drôlement bizarre avec ses peaux de rechange qui lui collaient au corps mais c’est une autre histoire ...

Toujours est-il qu’il courait et que donc je l’ai immédiatement pris « en visuel » pour le surveiller.
Il est passé près de moi et m’a regardé en tendant une patte avant toute raide vers moi.

J’ai tout de suite aboyé, tout en me tenant à distance respectueuse : je voulais avertir Le Grand, resté un peu en arrière, qu’un être vivant suspect arrivait rapidement vers nous, ça fait partie de ce que je ne peux pas m’empêcher de faire.

Le Deux-Pattes qui courait (il était rigolo, d’ailleurs, à courir sur seulement ses deux pattes arrières, on aurait dit qu’il sautait sur place, c’en était presque ridicule ... et surtout totalement inefficace : rien ne remplace une bonne foulée à quatre pattes, bien allongée et près du sol pour bien tout sentir et ne pas se faire voir des Qui-Monte  ;-) ) a commencé à avoir un peu peur, je l’ai tout de suite senti.

Il est devenu plus rigide, il s’est arrêté de courir, ses pupilles se sont un peu dilatées, il a eu un mouvement de recul et surtout il SENTAIT un peu la peur.

J’ai aboyé plus fort : quand un être vivant a peur, cela me fait aussi peur car je ne sais jamais comment il pourrait réagir, alors j’avertis, j'alerte, je communique que quelque chose que je ne comprends pas est en train d'arriver ... et je fais en même temps comprendre que je ne me laisserais pas faire en cas de problème !!!

Et là, j’ai vu pour la première fois qu’un Deux-Pattes peut aussi, parfois, être extra : au lieu de lever les pattes avant ou de faire des sons ou encore d’essayer de se sauver (ce qui n’aurait pas manquer de déclencher en moi encore plus d’aboiements, évidemment), il s’est ... accroupi !

C’était très étrange, mais il a plié ses pattes arrières dans le drôle de sens et il a fait descendre son corps presque au niveau du mien.
Dans le même temps, il m’a montré ses pattes avant : j’aime bien voir les deux pattes avant, sinon je ne suis pas tranquille.
Il ne faisait aucun son, il me laissait juste prendre connaissance de la situation.
Une première !

Puis il s’est aussi tourné de côté et m’a montré son flanc, en signe d’apaisement.
Une autre première, bien plus grande encore !

J’ai tout de suite arrêté d’aboyer et j’ai été le sentir.
Il n’a pas bougé et m’a présenté une patte très doucement, toujours en silence.
J’ai été renifler avec beaucoup d’application cette patte et pu constater qu’elle sentait moins la peur : juste une petite crispation mais c’était tout ...

Ensuite Le Grand est arrivé.
Il était serein. Cela aussi a contribué à m'apaiser.
Il a fait des sons avec le Deux-Pattes accroupi et j’ai tout de suite senti que la situation se détendait encore plus.
J’ai été immédiatement complètement rassurée !

Juste avant de partir, le Deux-Pattes qui courait a mis une patte avant dans celle du Grand.
J’ai souvent vu faire cela chez les Deux-Pattes, je crois que c’est un rituel chez eux, qu’ils utilisent quand ils se rencontrent mais aussi quand ils se séparent : un peu comme quand on se renifle ou que l'on se lèche, quoi ...

Finalement ...
Le Deux-Pattes qui courait, je crois bien que c’est MOI qui lui avait fait peur.
Mais au lieu de faire n’importe quoi, il est resté calme et a fait un signal d’apaisement fort, tout en me laissant le sentir !

Ça m’a fait beaucoup de bien de constater que, pour une fois, un Deux-Pattes que je ne connaissais pas et auquel j’avais -bien involontairement- fait peur, avait su réagir avec respect et application des codes basiques de communication.
Vraiment extra ! ;-)

J’espère que je le rencontrerai à nouveau ... mais là pas question d’aboyer, j’irai directement courir près de lui pour lui montrer les Qui-Monte que l’on peut (essayer d’) attraper.

Danaé

jeudi 18 mars 2010

APDT

Ces derniers jours, j’ai bien vu que Le Grand était un peu stressé.

Il a passé beaucoup de temps sur la petite boîte qu’il utilise en tapant dessus avec les doigts des pattes avant.
C’est étrange : une petite boîte toute plate avec des petits carrés dessus et il tape sur les carrés, mais jamais les mêmes. Ça ne semble donc pas être un jeu mais quelque chose de sérieux ...
Devant cette boîte plate il y a une autre boîte éclairée et il la regarde souvent en étant concentré ; je le sens à son attitude et à son odeur.

Encore un mystère de Deux-Pattes !

Toujours est-il que Le Grand, comme j’avais commencé à le dire, a dernièrement passé beaucoup de temps sur cet engin, même après que la lumière du dehors soit partie.

Je sais aussi que parfois il s’est énervé ; je crois qu’il n’arrivait pas à faire quelque chose avec les boîtes.
Sa compagne femelle est venue le voir souvent et ils ont fait beaucoup de sons ensemble. Je crois qu’elle l’aidait quand il était énervé.

Enfin bon, c’est fini et il est désormais plus serein.
Je crois bien qu’il voulait finir quelque chose et que, maintenant que c’est fait, il se sent mieux.

Moi, je ne comprends pas tout ce qu’il fait, évidemment (mais lui non plus, ne comprend pas tout ce que je fais, Hi hi ! Qui a déjà vu un Deux-Pattes se rouler dans un Qui-Monte pourri ?), mais je sais que ce qu’il a fait, le résultat de tout ce temps passé, se trouve dans un nouvel article qu’il a intitulé Communiqué de l’APDT.

Léchouille à tout le monde,
Danaé

lundi 15 mars 2010

La Nature

NatureBonjour à tout le monde !

alors aujourd'hui j’ai bien envie de vous parler de quand je suis dans La Nature.

J’y vais souvent avec Le Grand, très souvent même : j’y vais quand il commence a y avoir de la lumière et puis quand il commence à faire sombre, entre chaque moment de long sommeil.

Parfois, pendant la sortie de quand il commence à faire clair, je sens bien que Le Grand est un peu stressé, il voudrait aller un peu vite ... mais je n’ai pas à me plaindre, il ne manque jamais une sortie !
C’est important pour moi, à ce moment-là, après avoir bien dormi, de me retrouver en nature ; de plus c’est le moment où souvent les Qui-Monte sont les plus nombreux !

Ces sorties-là ne sont pas loin du foyer alors on y va à pattes et, comme la nature est très proche, je suis rapidement libérée de la Laissse et je peux courir tout mon saoul ... et éliminer aussi ;-)
Des fois, ça presse !

De temps en temps, nous allons en nature plus longtemps : ce sont les moments où Le Grand est au foyer pendant toute la durée entre le début et la fin de la lumière.
Alors, nous n’allons pas dans la même nature, mais dans une autre qui est plus grande, plus intéressante, avec plus d’odeurs et surtout plus de petites proies un peu partout.

Pour y aller, nous prenons la Boîte-qui-bouge ... j’aime assez, maintenant que je m’y suis habituée et que donc je n’en ai plus (trop) peur ; elle sent toujours aussi bizarre, cette Boîte, et j’y respire toujours aussi mal, mais bon, comme je sais que quand elle va s'arrêter je vais pouvoir courir, je prends mon mal en patience !

La Boîte-qui-bouge finit donc par s’arrêter et Le Grand ouvre la chose qui permet de sortir (celle qui fait du bruit désagréable quand il la referme) : c’est alors un enchantement des sens !!!
Il y a énormément d’odeurs, de bruits, de mouvements que je peux percevoir !
Cela vient de la terre, de Comme-Moi, de Deux-Pattes, de Qui-Monte, de choses qui pourrissent, de proies, bref de tout plein de choses que j’ai toutes envie d’explorer ;-)

J’adoooooore !!!

Et je peux même m’éloigner un peu sans me faire rappeler !

Mais je me méfie quand même : plusieurs fois, alors que je croyais que Le Grand était juste derrière moi, il avait disparu.
Je ne vous parle pas de la panique !!!
Qui c’est qui va me donner à manger, me caresser, me donner du liquide à laper, s’il n’est plus là ???

Enfin bon, heureusement, je le retrouve assez vite : il est souvent derrière un gros bout de bois qui monte et on dirait qu’il ne fait rien ... je me demande parfois s’il n’a pas fait exprès de se cacher. Hum ...
Enfin, ce n’est pas grave, je l’ai retrouvé et tout va donc bien.
Mais par la suite, je garde un œil sur lui, on ne sait jamais ...

La sortie dans la Nature dure assez longtemps, en ce sens que j’ai le temps de me fatiguer puisqu’ensuite, souvent, je m’endors dans la Boîte-qui-bouge quand nous rentrons vers le foyer.

En arrivant au foyer, Le Grand me donne toujours une friandise : j’aime ce moment-là, c’est aussi pour cela que je ne suis pas contre rentrer, même si parfois je m’amuserais bien encore un peu ... je sais qu’en arrivant j’aurai mon petit cadeau, hi hi !

Ensuite je vais dans mon panier pour finir la sieste que j’ai commencée dans la Boîte-qui-bouge. Je m’endors presque aussitôt.
Je suis bien.

Danaé

jeudi 11 mars 2010

Le Grand-Liquide

Avec Le Grand, j’ai déjà plusieurs fois été voir le Grand-Liquide.

Pour y aller, je n’aime pas : il faut rester longtemps dans la Boîte-qui-bouge.
Ce n’est pas tellement que c’est désagréable car pendant ce temps-là je peux dormir, mais elle sent toujours aussi mauvais et, au bout d’un moment, je ne me sens pas très bien à l’intérieur.
Enfin bon, je suppose qu’il n’y a pas moyen de faire autrement … elle a l’air d’être loin du foyer.

Le Grand-Liquide.
C’est génial, c’est géant, c’est incroyable, c’est presque impossible à expliquer.

Le sol est très bizarre : la couleur n’est pas la même que dans la nature que je connais et mes pattes s’enfoncent dedans.
Quand je dois prendre un départ un peu rapide (parce qu’il y a des Qui-Monte par exemple), j’ai du mal à démarrer car mes pattes arrières dérapent ; du coup je prends du retard et cela m’agace.

Mais cette drôle de matière par terre n’est pas le plus étonnant.
Le plus étonnant, bien évidemment hormis les odeurs qui elles sont complètement AFFOLANTES, le plus étonnant donc, c’est le Grand-Liquide en lui-même.

Quand j’ai du liquide dans ma gamelle, je vois les bords, je vois où le liquide s’arrête.
Pareil si je vais boire dans une flaque laissée par les gouttes de liquide qui tombent d’en haut.
Mais là, on n’en voit pas la fin !
C’est surprenant et un peu effrayant aussi ...
On a beau regarder le plus loin possible, on voit bien que cela bouge un peu (j’aime mieux quand ça remue, même un tout petit peu, je vois mieux ainsi) mais on ne voit pas jusqu’où cela bouge : on dirait que les mouvements vont jusqu’à l’infini.
Perturbant au possible !
L’odeur du Grand-Liquide est elle aussi très étonnante.
D’ailleurs, j’ai essayé d’en boire et le goût est vraiment très différent. Pas réellement désagréable, mais différent.
Quand on en a bu, on a toujours aussi soif, si ce n’est pas plus !

Enfin, laissons cela puisque je ne peux pas l’expliquer.

Ce que je comprends bien par contre, ce sont toutes les proies qui sont très différentes.
Il y a des Qui-Monte, même s’ils sont un peu différents (et crient très désagréablement !) et ça je connais, mais il y en a beaucoup d’autres qui sont différentes, très différentes.
Leurs odeurs, leurs formes, leurs vies sont différentes.

J’en ai senti, de toutes petites, qui étaient enfermée dans des choses dures. Impossible de les manger ni même de voir à l’intérieur !
D’autres sont collées sur le dur et on ne peut pas les enlever.
D’autres encore sont à l’intérieur même du liquide (!).
Encore d’autres sont enfouies dans le drôle de sol pas très solide où je dérape.
C’est complètement dément !

Un jour, avec Le Grand, nous avons trouvé une grande proie morte, juste là où le Grand-Liquide s’arrête.
Elle était presque aussi grande que moi. Elle sentait drôle, mais bon aussi. J’ai eu envie d’y goûter.
J’ai donc voulu le faire (juste un peu) mais Le Grand m’en a empêché ... il faut dire qu’il a la manière  : quand il ne veut pas que je mange quelque chose, il me donne une friandise et il s’en va pour m’obliger à le suivre.
Et je suis persuadé qu’il pense que je suis dupe ! Hi hi hi !
Peu importe, moi, j’ai eu ma friandise !

Enfin voilà, le Grand-Liquide, je ne le comprends pas ... mais c’est génial.
Quand je suis près de lui, j’ai l’impression qu’à l’intérieur de moi ça se lave.
Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est plus propre après ...

Si d’autres Comme-Moi ont déjà été près du Grand-Liquide, j’aimerais bien avoir leur avis dessus : c’est quoi, exactement ???

Danaé

dimanche 7 mars 2010

Les Qui-Monte

Les Qui-Monte, je ne sais pas si je les aime ou non, mais ils m’agacent.

Vous savez, ce sont ces Vivants qui ne sont ni des Comme-Moi ni des Deux-Pattes et que l’on rencontre parfois quand on est en nature.

Ils sont très bizarres, ils ont des poils très grands, très larges, très légers pour leur taille.
Ils sentent bizarre aussi ... ils sentent la proie.

Je le sais car un jour j'ai trouvé un Qui-Monte mort et je l’ai pris dans ma gueule avant de le déchiqueter pour voir comment c’était fait dedans ... il faut dire aussi qu’outre ma curiosité bien naturelle, j’avais une envie absolument irrépressible de mordre dedans. Hum !
Le Grand était avec moi et il a pris la posture et émis les sons pour me l’enlever. Mais c’était MON Qui-Monte, c’était moi qui l’avais trouvé, hors de question qu’il se l’approprie !
J’ai donc grogné pour lui indiquer que je ne le laisserai pas prendre ce qui m’appartenait.
Il n’a pas insisté.
J’aime bien Le Grand : il ne comprend pas tout, c’est un Deux-Pattes et il est donc très étrange, mais au moins il comprend certaines choses, ce qui évite bien des soucis ...

Mais revenons à cette envie d’attraper les Qui-Monte : je ne me l’explique pas et parfois elle m’agace bien car je n’arrive pas du tout à la contrôler.
Je suis en nature et tout soudain je détecte un Qui-Monte à terre. Je me fige !!!
Je ne sais pas pourquoi je fais cela mais je le fais à chaque fois. Perturbant au possible.
Parfois même je suis en train de jouer avec un autre Comme-Moi et je suis tout dans le jeu mais si un Qui-Monte passe par là, j’arrête tout et je me fige.
Mine de rien, c’est franchement agaçant !

Ensuite, je m’approche du Qui-Monte (ou des Qui-Monte, d’ailleurs, car ils sont souvent en groupe), tout doucement, tout doucement ...
Dans mon corps je sens un grand calme mais en même temps une grande excitation.
C’est très contradictoire.
Le boum-boum régulier que j’entends tout le temps à l’intérieur de moi est plus fort, mais en même temps mon corps tout entier est figé, tous mes muscles sont tendus mais sans bouger, je suis en chasse, rien ne peut m’atteindre, rien ne peut me distraire.

Et puis, juste au moment où je sens que les Qui-Monte vont partir, je m’élance de toute la force et la vitesse de mes pattes, avec toute mon énergie dont je suis capable.
Mais je n’ai encore jamais réussi à en attraper un seul, c’est extrêmement frustrant !

Alors je me précipite à l’endroit où ils étaient et je flaire le sol pour retrouver leur odeur : pas de doute, ils étaient bien là et ils n’y sont plus.
Je sens beaucoup de choses d’eux. Je sens surtout qu’ils sont étrangers, qu’ils ne font pas partie d’une espèce amie. Ce sont des proies. Je dois les chasser.

Si j’en attrapais un (j’espère que cela arrivera un jour !), je ne sais pas si je le mangerais, mais je sais que je serais enfin comblée.
Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi que je suis faite, à l’intérieur de moi.

Le gros problème avec les Qui-Monte, c’est qu’ils ... montent, justement.
Monter ?
Hé bien, je ne sais pas exactement ce que c’est  ; je sais seulement qu’ils arrivent à fuir VERS LE HAUT, donc en MONTANT !
Je parie que vous n’allez pas me croire mais je vous assure que c’est vrai !

Un Comme-Moi ou un Deux-Pattes, il part de là où il est sur ses pattes (seulement deux pour les Deux-Pattes, au risque de tomber, hi hi, qu’ils sont bêtes, ceux-là), mais les Qui-Monte ils partent de là où ils sont vers le haut, en montant, comme si, comme si ... je ne sais pas.
C’est vraiment étrange et surtout très frustrant car moi je ne sais pas monter comme eux, donc je n’arrive pas à les poursuivre.

Heureusement, dans ces cas-là, Le Grand est avec moi et, quand je reviens vers lui, il me touche et fait des sons apaisants.
Cela me calme. Pas tout de suite car le boum-boum continue fort encore un peu, mais je me calme quand même ...

Bon, refermons cette chronique, je ne sais pas vraiment en dire plus sur les Qui-Monte car je ne les comprends pas et surtout je ne comprends pas ce qu’ils sont ni comment ils font pour partir vers le haut.

Mais qu’est-ce qu’ils m’agacent !!!

Danaé

jeudi 25 février 2010

La Boîte-qui-bouge

Bonjour,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une chose que je trouve absolument gé-nia-leeeuuuhhh : la Boîte-qui-bouge.

C’est une grande Boîte, plus grande que moi, sûrement même plus grande que Le Grand, et que l’on ne peut pas prendre dans sa gueule, donc sur le principe sur laquelle on n’a pas forcément envie de s’attarder ...

Sauf que ... elle est géniale, car elle bouge !

Si, si, je vous le dis : on entre dedans par des endroits qui vous laissent passer et qui font ensuite du bruit quand ils ne vous laissent plus passer.
Cela fait un peu (beaucoup ?) peur ... surtout au début !
Oui, je sais, ce n’est pas très clair ...
Enfin bon, ensuite on est DANS la Boîte ! Bizarre ! Rigolo !

Et puis ... la Boîte-qui-bouge commence à faire du bruit.
Un bruit pas très agréable, et elle se met aussi à trembler : une nouvelle fois, ça fait un peu peur.
Le bruit est un peu comme un grognement, mais ce n’est pas l’important : l’important, c’est qu’elle se met à BOUGER !
C’est incroyable, vraiment !

Au début, je croyais que c’était la nature autour de moi qui bougeait, mais avec le temps j’ai compris que ce n’était pas ça, car quand je peux passer ma gueule par une petite ouverture qui s’ouvre de temps en temps, je sens sur ma gueule que quelque chose se déplace !!!
Et comme ce n’est pas moi qui me déplace (je suis assise dans la boîte-qui-bouge), alors c’est forcément la Boîte elle-même qui bouge, non ?
Enfin bon, c’est très compliqué et je ne sais pas bien l’expliquer, mais croyez-moi, la boîte se déplace, ça c’est sûr ...

La Boîte-qui-bouge ne sent pas bon ... ou plus exactement elle me fait parfois un drôle d’effet, un peu comme si je n’arrivais pas à respirer.
C’est extrêmement désagréable et je sens que dans moi des choses bizarres se passent.
Des choses étouffantes. Je n’aime pas du tout !
Heureusement, la boîte-qui-bouge s’arrête souvent et je peux aller courir et surtout respirer un peu. Ouf !

Ce que je n’aime pas trop, c’est que, quand je rentre dans la boîte-qui-bouge, Le Grand met un lien attaché à la Boîte elle-même, et avec ce lien je ne peux plus beaucoup remuer : je suis derrière Le Grand et je peux juste poser ma gueule sur le côté de sa tête, là où ça sent lui et où ma tête peut se reposer.
(C’est bizarre, d’ailleurs, ce truc à côté de sa tête, c’est suffisamment grand pour que je puisse y poser ma gueule mais moi je ne crois pas que j’ai ça de chaque côté de la mienne ...)

Je sais que Le Grand aime bien quand je fais ça, parce qu’à chaque fois il me gratte derrière là où j’entends ... mais je ne sais pas comment il arrive à faire ça car il passe sa patte avant derrière lui ! Incroyable !!!
Il ne me regarde même pas mais sa patte avant est sur là où j’entends, derrière sa propre gueule... les Deux-Pattes sont vraiment étranges, je ne le dirai jamais assez !

Aussi, dans la Boîte-qui-bouge, il y a plein de choses bizarres, mais celle que je trouve le plus étrange, c’est cette chose à travers laquelle on peut voir mais pas sentir.
Il y a aussi des choses comme celle-là dans mon foyer et je les connais, mais celles-là,
elles s’ouvrent et se ferment sans que je comprenne comment ; laissant passer ou pas les odeurs.
C’est très déconcertant ...

Après (enfin, même !), la Boîte-qui-bouge arrête de bouger.
Le Grand sort alors de la Boîte et enlève le lien qui me relie à elle.
J’aime beaucoup ce moment, parce qu’en général cela signifie que je vais pouvoir aller dans la nature sans la Laissse, traquer les choses vivantes que je voudrais attraper (mais je n’ai encore jamais réussi :-( )  et aussi des autres Comme-moi, sans parler de toutes les odeurs, surtout en ce moment, où le liquide est partout et qu’il fait ressortir tout plein de fragrances.

Alors je m’amuse bien ! J’adooooorrrreeee !

Danaé

samedi 20 février 2010

Temps mort

mardi 16 février 2010

Le Grand

Aujourd’hui et comme promis depuis longtemps (je sais, je sais ...) je vais vous parler du Grand.

Le Grand est un Deux-Pattes et il présente les mêmes étrangetés qu’eux.

Il est cependant aussi très différent : Le Grand est mon Ami.

Il me donne à manger, me caresse, me gratte, émet des sons doux quand nous sommes tous les deux, me laisse parfois même dormir sur ses pattes arrières quand elles sont pliées.

Oui, on peut dire que c’est mon Ami.

Parfois il veut que je fasse quelque chose ; je le sais car il fait des sons en me regardant et en bougeant les pattes avant.
Je ne comprend pas toujours du premier coup, mais Le Grand a une technique bien particulière : quand je ne comprends pas il recommence les mêmes sons et les mêmes gestes, plusieurs fois ; et puis si je ne saisis toujours pas il me montre en faisant lui-même ce qu’il voudrait me faire faire ; et quand j’y arrive, il me donne une récompense. Ça motive !

Je sais alors que je suis sur la bonne voie et il ne me reste plus qu’à recommencer quand il me demandera la même chose, en faisant les mêmes sons et les mêmes gestes, pour avoir de nouveau une récompense.  Facile une fois qu'on a compris !
J’aime beaucoup les récompenses !
Surtout celles qui se mange : Le Grand en a toujours un peu avec lui ... mais même si j'insiste il ne m'en donne que si j'ai bien fait quelque chose, sinon il est intraitable !

Mais Le Grand ne passe pas non plus son temps à ma cajoler et à me donner des choses : parfois il veut que je le laisse tranquille et il fait semblant de ne pas me voir.
Alors j'insiste, je pose ma tête sur sa patte arrière ou bien je passe devant lui en le frottant avec mon côté ... mais je sais aussi que si j'insiste trop, il va me gronder et me demander d'aller dans mon panier.
Ce n'est pas vraiment une punition car j'aime bien mon panier : il y a mon odeur, mes jouets et surtout personne ne vient jamais m'y déranger.
Simplement, quand j'y suis, je ne suis pas avec Le Grand, c'est tout ...

Assez souvent, Le Grand n’est pas là.
Je suis triste.
Je dors la plupart du temps en attendant qu’il revienne.
C’est long.
Au début j’avais peur qu’il ne revienne pas. TRÈS peur !
Alors en plus d’être triste j’avais des crises d’angoisse.
Il fallait que je morde, que j’aboie, que je passe ma frustration sur quelque chose.

Après cela, quand il rentrait, Le Grand n’était pas content, je le sentais bien à son attitude, mais il ne me grondait pas ; et puis même s’il m’avait grondé cela n’aurait pas changé grand-chose : j’étais tellement heureuse de le voir !

Maintenant que je suis plus grande, je sais que Le Grand revient toujours.
J’ai quand même parfois de petites angoisses, mais je n’éprouve plus le besoin de mordre quelque chose.
Je me sens mieux, même quand il n’est pas là.
Je sais qu’il revient toujours.
C’est extrêmement important pour moi.
Vital même.

Et puis je sais aussi que quand il revient, il va d'abord se mouiller (je n'ai toujours pas vu s'il se léchait ou pas pour se laver ... peut-être qu'il ne peut pas et que c'est pour cela qu'il se mouille ?) et changer de peau, mais tout de suite après il prend la Laissse qui nous relie et il ouvre la porte : c'est l'heure d'aller se dégourdir les pattes !!!

Le Grand a une voix forte mais c’est très rare qu’il me gronde ; il ne le fait finalement que quand j’ai fait exprès de ne pas répondre à une demande.
Et encore … le plus souvent, si je fais exprès de ne pas répondre, il s’en va tout simplement.Forcément, moi je le vois partir du coin de l’œil et … je m’élance à sa suite !!!
Alors il me gratte derrière les oreilles. C’est bon.

Le Grand sent bizarre.
Pas du tout comme la grande Comme-Moi qui m'aimait quand j’étais à mon début, mais pour un Deux-Pattes, il ne sent pas trop mauvais.

Le Grand joue souvent avec moi.

Il s’approche de moi avec son attitude de jeu : il tape par terre avec ses pattes avant, ou bien il fait des drôles de choses avec sa face (moi je n’y arrive pas !) ou bien encore il fait des bruits très intrigants.
Alors je me mets à sauter et on est partis pour une séance de rigolade !

 Oui, Le Grand s’occupe de moi. Bien.

Il est mon Ami.
Pour la vie.

Danaé

dimanche 14 février 2010

Les Deux-Pattes

Aujourd’hui et comme promis depuis longtemps (mais entretemps j’ai eu tellement de choses à dire, d’autant plus que je suis bavarde … mais je suis certaine que vous ne l’aviez pas remarqué !), je vais (enfin !) vous parler des Deux-Pattes.

Les Deux-Pattes, il y en a partout ; ils ont l’air bien plus nombreux que les Comme-Moi.

Les Deux-Pattes en ont en réalité quatre, mais pour marcher ils ne s’en servent que de deux.
Je n’arrive pas à comprendre comment ils ne tombent pas !
Utiliser quatre pattes est quand même bien plus rationnel et permet de conserver son équilibre en toutes circonstances, il me semble !

Enfin bon …
Autre étrangeté des Deux-Pattes : ils ont plusieurs peaux de rechange !
Je vous assure, c’est vrai !
Ils changent de peau souvent : par exemple quand il commence à faire clair ou quand il commence à faire sombre, ils mettent une autre peau.
Moi je n’ai qu’une peau et elle me suffit !

D’un autre côté, sur la peau du dessous, ils n’ont pratiquement pas de poils, alors peut-être qu’ils sont obligés de se rajouter quelque chose pour se protéger.
Mais je ne comprend pas pourquoi ils ne s’ajoutent pas des poils, tout simplement …

Également, les Deux-Pattes communiquent presqu’exclusivement avec des sons.
C’est aussi très étrange !
Il faut dire qu’ils n’ont pas de queue, qu’ils ne savent pas bouger leurs oreilles et que leur corps est caché par leur peau du dessus, alors forcément ils ont du mal à communiquer normalement  …
Pauvres Deux-Pattes !

Quand j’y pense, les Deux-Pattes font plein de choses que je ne comprends pas :

ils boivent en versant le liquide directement dans leur bouche au risque de s’étouffer ;
ils font de petits bouts avec leurs aliments au lieu de les mâcher directement ;
ils piquent leurs petits bouts d’aliments pour les mettre dans leur gueule, ça prend du temps et ils doivent éviter la chose qui pique pour ne pas se blesser ;
ils vocalisent tout le temps, c’en est une vraie cacophonie ;
ils agitent leurs pattes avant de manière désordonnée quand ils vocalisent ;
ils ne s’assoient que sur des choses en hauteur, tout en pliant leurs pattes arrières dans un drôle de sens ;
ils sont toujours pressés ;
quand ils se rencontrent ils restent souvent éloignés les uns des autres et ne se sentent même pas … et même pas quand un mâle rencontre une femelle ;
comme ils marchent sur seulement deux pattes, leur truffe est très haute alors ils ne sentent pratiquement rien (je le sais, j’y ai déjà été, dans les bras du Grand, quand j’étais petite : on ne sent presque plus rien, là-haut !) ;
on dirait bien qu’ils n’entendent pas les proies dans les buissons.

Le plus incroyable de tout : ils sont incapables de retrouver une balle qu’ils ont eux-mêmes jetée, donc avec leur odeur dessus.
Je suis obligée de les aider ! Hi hi !

Non, décidément, les Deux-Pattes sont bien étranges … mais tellement drôles !

Danaé

samedi 13 février 2010

Les Comme-Moi

J’ai toujours connu les Comme-Moi.
À mon début il y en avait autour de moi, plusieurs petits et une grande qui m’aimait ; puis, tout au long de ma vie j’en ai rencontré d’autres, au cours de mes sorties avec Le Grand (oui, je sais, ça va venir, je vais vous en parler !).

J’aime beaucoup les Comme-Moi car je suis très sociable, alors dès que j’en rencontre un, je m’approche pour me présenter.
J’émets des signaux d’apaisement et, si l’autre Comme-Moi y répond favorablement, je prends la posture d’appel au jeu car j’adore jouer.

Ça ne marche pas toujours.
Parfois je peux jouer, mais parfois aussi l’autre Comme-Moi ne veut pas ou même me signifie que je ne dois pas m’approcher.
Dans ces cas-là je fais très attention !

Au début, je ne comprenais pas toujours tous les signaux et je me suis fait battre une fois ou deux.
Mais maintenant ça y est, j’ai suffisamment rencontré d‘autres Comme-Moi pour savoir ce qu’il faut faire … et ne pas faire, en fonction des circonstances.
Mais cela ne fonctionne pas toujours EXACTEMENT comme prévu : la preuve hier où je me suis fait mordre ! :-(

Les Comme-Moi sont comme moi car ils sentent presque comme moi, mais ils ne sont pas non plus exactement comme moi.
Leur taille, la ou les couleurs de leurs poils, leur tête, tout leur corps est parfois très différents.
Bizarrement, je sais quand même toujours que ce sont des Comme-Moi, quelles que soient nos différences.


Je comprends également ce qu’ils expriment, même si nous ne nous connaissons pas.
Je trouve cela très pratique !
Je me demande si les Deux-Pattes ont les mêmes facilités entre eux … probablement pas.

Quand je suis dans la nature avec Le Grand, il enlève souvent la Laissse qui nous relie.
Heureusement !
Car c’est dans ces moments-là que je rencontre les autres Comme-Moi : si j’étais attachée, je crois que j’aurais peur car en cas de problème je ne pourrais pas m’échapper.

Je rencontre cependant d’autres Comme-Moi qui sont attachés à un Deux-Pattes : j’ai toujours envie d’aller vers eux, car comme je l’ai dit je suis très sociable, mais je sens bien qu’ils ne sont pas à l’aise d’être ainsi incapables de fuir en cas de problème.
Alors souvent je n’insiste pas trop car dans ces cas-là les signaux sont rarement bons.

En tout cas, moi j’aime bien les Comme-Moi !

Surtout s’ils veulent bien jouer.

Danaé

vendredi 12 février 2010

Agression

Aujourd’hui j’ai eu un problème.

J’étais avec Le Grand dans la nature, à l’endroit où il m’emmène souvent et où nous rencontrons d’autres Comme-Moi.
J’étais sans la Laissse ; j’adore ça, car ainsi je peux flairer, courir, me rouler dans des odeurs et même trouver des choses bizarres à manger, et surtout rencontrer des congénères sans être contrainte.

Bref, j’étais avec plusieurs autres Comme-Moi et nous nous amusions bien.
Il y avait un petit mâle qui avait la Laissse avec son Deux-Pattes.
Il n’avait pas l’air commode mais bon … je me suis approchée et j’ai fait les signaux d’apaisement.
Il n’y répondait pas beaucoup mais comme je suis très curieuse je suis quand même allée à son contact.
Quelle erreur !
Il m’a mordue au museau et j’ai eu très mal.
En plus il ne voulait pas lâcher ma lèvre et Le Grand a dû intervenir pour qu’il me laisse enfin !!!
J’ai vraiment eu mal ! Et très peur aussi !

Ensuite j’étais toute retournée et je tournais sur moi-même, je cherchais quelque chose d’apaisant mais je ne le trouvais pas. C’était horrible !
Heureusement, Le Grand est venu tout doucement vers moi avec des gestes et des sons rassurants.
Je me suis laissée approcher.
Il a regardé ma gueule.
Il était très stressé ; il sentait fort ; il était tendu. Du coup il me faisait un peu peur aussi … mais je suis restée sage car je savais qu’il ne me voulait pas de mal.
Il a fait beaucoup de sons, des sons forts, méchants, agressifs, envers un autre Deux-Pattes.

Ensuite il m’a mis la Laissse et nous sommes partis très vite. Il courait.
Je n’avais jamais vu Le Grand courir.
Nous sommes rentrés dans la boîte qui bouge et nous sommes arrivés à l’endroit que je n’aime pas : ça sent fort des choses très bizarres, ça sent aussi les autres Comme-Moi mais également d’autres êtres que je n’arrive pas à situer.
Cela sent la souffrance. Très désagréable !
Bref, cela a ajouté à mon mal-être.

Un Deux-Pattes est venu.
Je le connaissais, plusieurs fois déjà il m’avait regardée avec un drôle d’air, tout en me touchant, en ouvrant ma gueule ou en regardant sur les côtés de ma tête, là où j’entends.
J’ai dû monter sur une chose en hauteur. Le Deux-Pattes a regardé ma lèvre et a mis quelque chose dessus. Ça sentait drôle. Pas bon !
Il m‘a aussi appuyé un peu partout sur la tête.
Le Grand était juste à côté et me tenait gentiment. Heureusement !

Ensuite j’ai senti que Le Grand allait mieux : ses odeurs étaient moins agressives, plus sereines. Il était plus détendu.
Cela m’a apaisée.

Nous sommes de nouveau entrés dans la boîte qui bouge et je me suis retrouvée dans mon foyer.
J’ai été dormir tout de suite.
Le Grand m’a longuement caressée.
Même si j’avais un peu mal à la lèvre, c’était bien.

Danaé

jeudi 11 février 2010

Adoption

Quand j’étais encore avec la grande Comme-Moi et les autres petits Comme-Moi qui sentaient un peu comme moi, un Deux-Pattes que je ne connaissais pas est venu.

Il a fait beaucoup de sons avec les deux Deux-Pattes de mon foyer, ceux que je connaissais déjà.
J’étais un peu effrayée. Il était grand, il sentait l’étranger.

Depuis, je l’appelle Le Grand, parce qu’il est plus haut que les autres et que je dois regarder vers le haut plus qu’avec les autres pour voir sa face.

Il a touché et caressé les autres petits Comme-Moi.
Puis il a fait de même avec moi. J’étais très mal à l’aise.
J’ai cependant senti qu’il se passait quelque chose ... c’était bizarre, et un peu effrayant aussi.
Mais pas seulement cela … ce serait bien difficile à expliquer.

Ensuite il m’a laissée un moment et a recommencé à faire des sons avec les deux Deux-Pattes de mon foyer … mais son attitude avait changée.
Il me regardait souvent. Trop souvent. Je devais détourner la tête pour l'apaiser mais mes messages n'avaient pas l'air de lui parvenir ...
Il est ensuite parti ; je ressentais un grand trouble. Une certaine peur aussi, diffuse mais insidieuse.
Une fois le grand Deux-Pattes parti toutefois, je n’y ai plus pensé …

Plus tard, il est cependant revenu.
J’en ai été immédiatement effrayée !!!
Je me suis cachée sous une protection car je savais qu’il venait pour moi !
Je le savais, je le savais !
Le Deux-Pattes mâle de mon foyer m’a sortie de ma cachette et m’a mise dans les pattes avant du Grand. Je me suis débattue mais ils étaient trop forts pour moi !
J’étais encore plus terrifiée. Le Grand sentait bizarre. Il ÉTAIT bizarre. Il était ÉTRANGER.
Il me faisait peur !

Alors Le Grand m’a donné une bonne chose à manger.
Quelque chose qui sentait le lait et les champignons. Ça fleurait bon.
Au début j’ai refusé, mais j’ai un problème : je suis très gourmande.
J’ai fini par manger. Cela m’a détendu.
Sur le manger il y avait l’odeur du Grand.
C’était étrange mais finalement pas trop désagréable.

Le Grand ne m’a pas lâchée et nous sommes partis ensemble.
Après un drôle de moment où tout bougeait autour de moi, avec plein de bruits, de secousses et surtout d’odeurs écœurantes, un endroit où l’on pouvait à peine respirer, nous sommes entrés dans un endroit plus calme, mais empli de son odeur, et aussi d’autres odeurs étrangères.
Il m’a mis sur une couche, avec de quoi boire et de quoi manger.

Je n’étais plus chez moi, il n’y avait plus aucune des odeurs que je connaissais, aucun des êtres vivants ne m’étaient connus.
Pire : toutes les odeurs autour de moi étaient étranges et surtout étrangères.
Puis la lumière a commencé à disparaître.

Ça a été un des pires moments de ma vie.
Je n’avais jamais éprouvé autant de peur ni de chagrin.
J’ai hurlé, pleuré, appelé.
Longtemps.
Je suis cependant restée seule …

Ensuite j’ai dormi et je me suis réveillée plus calme.
La lumière est revenue, tout doucement.
Le Grand Deux-Pattes s'est alors approché de moi.
Il avait des gestes apaisants. Il venait tout doucement en faisant des sons doux.
Il m’a caressée et prise dans ses bras ; j’étais mal à l’aise mais ce n’était quand même pas trop déplaisant.
Tout doucement, j’ai commencé à être un peu rassurée.
Le Grand m’a ensuite donné à manger et a modifié ce qui était à boire : ça sentait meilleur ; j’ai bu. Mangé aussi.

Je me suis sentie mieux.
Depuis ce temps-là, je continue à vivre avec Le Grand, dans son foyer, désormais dans MON foyer.
J’y suis bien.

Danaé

mardi 9 février 2010

Genèse

Ha là là !

Vous êtes tous trop sympas à vouloir que je vous conte ma vie !

Je craque un peu devant vous, il faut bien  l'avouer.

Alors ce soir je vais vous parler de mon début.

À mon début, je me rappelle que je ne voyais ni n’entendais rien ...
Mais ce n'était pas grave car je sentais beaucoup de choses et je ressentais le confortable et la chaleur.

Le confortable et la chaleur provenaient du même endroit.
C’était doux, chaud, souple, accueillant. Ça sentait bon aussi.
Un corps.
J’étais apaisée, rassurée, sereine, quand j’en étais proche.

Le corps me léchait et m’aidait à éliminer.

J’ai vite compris que l’être qui l’habitait était une Comme-Moi, une femelle aussi, mais en beaucoup plus grand.
Elle m’aimait. Je le sentais.
C’était bien. Plus que bien, même. Onirique.

Ce qui l’était moins par contre, c’était tous les autres petits Comme-Moi qui étaient également à leurs débuts et qui voulaient la grande Comme-Moi pour eux tous seuls.
Je devais souvent les pousser pour pouvoir utiliser l’excroissance à lait que j’avais choisie, car je voulais toujours la même.
Parfois ils me poussaient aussi mais je ne me laissais par faire !

Je me rappelle qu’il y avait aussi deux Deux-Pattes, un mâle et une femelle, dans le foyer.
Je les aimais bien ; ils s’occupaient de moi, ils me caressaient, ils faisaient des sons doux quand ils me touchaient, leur attitude était apaisante.
Mais ils étaient différents. Très différents. Leur odeur était bizarre.
Je ne l'aimais pas trop, au début ...

Je ne comprenais pas toujours leurs intentions et parfois j’en avais peur.

Avec le temps, j’ai cependant compris qu’ils n’étaient pas dangereux et qu’ils ne se mangeaient pas non plus (ça, ça n'a pas été facile à comprendre : au début leur odeur déclenchait parfois en moi des envies de manger ...).

C’est cependant grâce à eux que j’ai appris que les Deux-Pattes appartenaient à une espèce amie, sinon je crois bien que je ne les aurais pas aimés, ils sont vraiment trop différents.

Mon début, ça a été une bonne période pour moi.

Et puis le temps a passé.
La grande Comme-Moi qui m’aimait a commencé à me pousser avec sa truffe quand je restais trop longtemps près d’elle.
Parfois aussi elle grondait, surtout quand je mordais les excroissances à lait.
J’ai compris qu’il fallait que je fasse attention à la force de ma mâchoire !
Au début, ces changements d’attitude ont été un peu difficiles à assumer.
Heureusement qu’il y avait les autres petits Comme-Moi pour jouer !
Quand je jouais trop brutalement, ils criaient, et l’inverse était vrai aussi : nous avons beaucoup appris les uns des autres.

Oui, mon début, ça a vraiment été une bonne période.

Danaé

mercredi 3 février 2010

Présentation

Bonjour,

il m'appartient de vous accueillir sur le Webdog, le blog de Esprit de Chien ... dure tâche que la mienne s’il en est !

C'est pourtant moi qui y serai votre hôtesse et vous y exposerai mes chroniques.

La simple politesse impose donc que je me présente un peu : moi, c'est ... ben c’est moi, c’est tout.

Je sais que les Deux-Pattes se donnent des noms pour se reconnaître, comme s’ils ne savaient pas qui ils étaient. C’est drôle !
Ce qui est encore plus drôle, c'est qu'ils pensent qu'ils sont leur nom et que leur nom est eux : à la question "Qui êtes-vous ?", les Deux-Pattes répondent "Je suis Untel.".
Comme si l'individu était son nom et inversement … ils me font souvent rire, les Deux-Pattes !

D’ailleurs, j’y pense, vous ne savez pas ce qu’est un Deux-Pattes (comme vous avez de la chance !) … cela fera l’objet d’une chronique particulière, il y a tellement de choses à dire sur eux (et en plus c’est rigolo !) !

Revenons toutefois à la manière de me distinguer : je fais ma bête, mais je ne suis pas idiote, j'ai bien repéré des sons qui sont systématiquement prononcés lorsque l'on s'adresse à moi ; je suppose donc qu’ils composent le nom que les Deux-Pattes m'ont donné (pour savoir qui je suis, hi hi !).
Ces sons, ce sont "da" puis "na" puis "é" : il semble donc que mon nom soit Danaé.

Ceci posé, je vais également tenter de me décrire un peu.

J'ai quatre pattes et du poil partout sur le corps (un peu moins en-dessous).
Ce poil est court, doux, soyeux, blanc par endroits et noir à d'autres. Cela je le sais : ce sont des couleurs que je distingue bien.
À l’avant, j’ai de quoi sentir, de quoi entendre et de quoi voir. De quoi lécher, goûter et manger, aussi.
À l’arrière, j’ai un petit bout de queue qui me sert à communiquer ou à moduler une communication. C’est également par l’arrière que j’élimine et que j'indique que je suis passée.

Je sais aussi que je suis une femelle ; ne me demandez pas pourquoi, je le sais, c'est tout.

Quand je me promène avec Le Grand (j'y reviendrai plus tard, lui aussi aura droit à une chronique particulière), les autres Deux-Pattes se penchent souvent vers moi avec une attitude avenante ; je suppose donc que je leur plais ... même si ce n’est pas toujours réciproque.

Ce qui est déplacé par contre (mais il est difficile de demander des choses aussi subtiles à un Deux-Pattes) c'est que souvent ils s’inclinent vers moi trop brusquement et essaient de me toucher la tête (par au-dessus !) avant que j'aie pu renifler la patte qu’ils utilisent, et donc ne sais ni qui ils sont ni quelles sont leurs intentions ... cela me fait peur et je recule !

Voilà pour ma présentation.

J’espère vous trouver nombreuses et nombreux à me lire.

Léchouille,
Danaé (puisque ce doit être mon nom, hi hi !)

Top départ

Danaé