Rapport de l'InVS
En avril 2011, l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) a publié un rapport intitulé « Facteurs de gravité des morsures de chien aux urgences ».
Ce rapport traite des morsures de chiens envers les humains et a été rédigé à la suite d'une étude de 14 mois (mai 2009 à juin 2010) auprès des services des urgences de 8 hôpitaux français.
On peut y lire entre autres :
• « En France, il y a eu 33 décès par morsures de chien au cours des vingt dernières années. Les deux tiers [Mège C, Beaumont-Graff E, Béata C, Diaz C, Habran T, Marllois N et al. Pathologie comportementale du chien. Paris:Masson-AFVAC, 2004. p. 21-6] concernaient des enfants de moins de 15 ans, 16 avaient moins de 5 ans. »
• « Pour l’ensemble des huit hôpitaux participants, 485 recours aux urgences pour morsures de chien, entre le 1er mai et le 30 juin 2010, ont été signalées à l'InVS. »
• « Dans 39 % des cas, les victimes ont déclaré avoir des séquelles de la morsure. Le plus souvent il s'agissait de séquelles esthétiques (80 % des séquelles), 15 % étaient physiques (perte de mobilité, douleur, etc.) et 5 % psychologiques (cauchemars, peur des chiens, moral affecté). »
• « Quatre-vingt-sept morsures ont occasionné des lésions importantes : plaie délabrante ou tout autre type de plaie, associée à une autre lésion (atteinte osseuse, tendineuse, articulaire, etc.). Pour ces morsures les plus graves, l'âge moyen des victimes était de 34 ans. La moitié des morsures étaient situées au niveau des membres supérieurs et 29 % au niveau de la tête. »
• « Le chien était connu de la victime dans la majorité des cas (86 %). »
• « Il n'a pas été mis en évidence par cette enquête que certains chiens étaient plus dangereux que d'autres, ni par la fréquence des morsures, ni par leur gravité. »
• « Chez les adultes, elles [les morsures] surviennent plutôt lorsque la victime cherche à séparer des chiens qui se battent alors que chez les enfants, la morsure équivaut plutôt à une mise en garde par le chien, lorsqu'il est irrité par l'enfant. »
• « Les chiens de catégorie n'étaient pas nombreux dans l'enquête (18). Sur ce petit effectif, les analyses univariées n'ont pas montré de différence significative de gravité entre les morsures de chiens de catégorie et celles des autres chiens. »
• « Il apparaît d'ores et déjà que des campagnes de prévention devraient être menées à l'attention des propriétaires de chien pour les informer des risques inhérents à leur animal de compagnie. En effet, ces risques sont le plus souvent méconnus [Reisner IR, Shofer FS. Effects of gender and parental status on knowledge and attitudes of dog owners regarding dog aggression toward children. J Am Vet Med Assoc 2008;233(9):1412-9.]. Les enfants doivent en particulier apprendre à ne pas considérer le chien comme un jouet mais bien comme un être vivant avec ses réflexes de défense. [Duperrex O, Blackhall K, Burri M, Jeannot E. Education of children and adolescents for the prevention of dog bite injuries. Cochrane Database Syst Rev 2009;(2):CD004726] »
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> Télécharger le rapport « Facteurs de gravité des morsures de chien aux urgences » de l'InVS
Laurent Meltzer, Cynologiste®, Esprit de Chien